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JUILLET 2003 A MARS 2011

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Nacre et perle... symboles divins. Imprimer
Auteur : Glycéra
Sujet : Nacre et perle... symboles divins.
Date : 2010-11-19 17:12:13

Extraits d'un article sur les propriétés et la connaissance des perles et de la nacre.

Sans oublier que le symbole est cet objet ou image ou geste qui unit le visible et l'invisible de Dieu, qui transmet autant le signe que le signifié, et nous forcit par sa contemplation.
"Le symbole est la perle de la Parole"
Et qui est notre Parole faite homme sinon l'hostie en sa Sainte Présence ?

Il y a des perles médiévales, et bien des sculptures d'Eglise en portent.



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La nacre tapisse la coquille irrégulière, close, solide et capable de s'ouvrir.

La perle est ronde, féminine, claire et de toutes les couleurs.

A titre d’exemple, elle sert, en Inde, de panacée ; elle est bonne contre les hémorragies, la jaunisse, la folie, l’empoisonnement, les maladies d’yeux, la phtisie, etc.… En Europe, elle était utilisée en médecine pour traiter la mélancolie, l’épilepsie, la démence…

Chez les Grecs, elle était l’emblème de l’amour et du mariage.

La thérapeutique hindoue moderne utilise la poudre de perles pour ses propriétés revigorantes. En certaines provinces de l’Inde, on emplit de perles la bouche du mort ; la coutume se retrouve à Bornéo. Quant aux Indiens d’Amérique, Streeter écrit que comme en Egypte au temps de Cléopâtre, en Floride, les tombeaux des Rois étaient ornés de perles. Les soldats de Soto découvrirent, dans un des grands temples, des cercueils de bois où gisaient, embaumés, des morts ; près d’eux étaient de petits paniers remplis de perles. Des coutumes analogues ont été signalées, notamment en Virginie et au Mexique.

En Chine, la médecine utilisait uniquement la perle vierge, non perforée, qui passait pour guérir toutes les maladies d’yeux. La médecine arabe reconnaît à la perle des vertus identiques.

Avec les Chrétiens et les Gnostiques, le symbolisme de la perle s’enrichit et se complique, sans toutefois jamais dévier de sa première orientation.

Saint Ephrem utilise ce mythe ancien pour illustrer aussi bien l’Immaculée Conception que la naissance spirituelle du Christ dans le baptême du feu.

Origène reprend l’identification du Christ à la perle. Il est suivi par de nombreux auteurs.

Dans les Actes de Thomas, célèbre écrit agnostique, la quête de la perle symbolise le drame spirituel de la chute de l’homme et de son salut. Elle finit par signifier le mystère du transcendant rendu sensible, la manifestation du Dieu dans le Cosmos.

La perle joue un rôle de centre mystique. Elle symbolise la sublimation des instincts, la spiritualisation de la matière, la transfiguration des éléments, le terme brillant de l’évolution. Elle ressemble à l’homme sphérique de Platon, image de la perfection idéale des origines et des fins de l’homme.

La perle est rare, pure, précieuse. Pure parce qu’elle est réputée sans défaut, qu’elle est blanche, que le fait d’être tirée d’une eau fangeuse ou d’une coquille grossière ne l’altère pas. Précieuse, elle figure le Royaume des Cieux dans l’évangile de Saint Matthieu. Il faut entendre par cette perle qu’on peut acquérir en vendant tout son bien, comme l’enseigne Diadoque de Photicé, la lumière intellectuelle dans le cœur, la vision béatifique. Nous rejoignons ici la notion de perle cachée dans sa coquille : comme celle de la vérité, de la connaissance, son acquisition nécessite un effort. Pour Shabestari, la perle est la science du cœur : lorsque le gnostique a trouvé la perle, la tâche de sa vie est accomplie.

Cette perle précieuse, une fois obtenue, ne doit pas être jetée devant les pourceaux, comme l’évoque encore Saint Matthieu : la connaissance ne doit pas être livrée inconsidérément à ceux qui en sont indignes. Le symbole est la perle du langage, cachée sous la coquille des mots.

La perle naît, selon la légende, par l’effet de l’éclair, ou par la chute d’une goutte de rosée dans la coquille ; Au XVIIe siècle, René François écrivait : « La nacre est enceinte des cieux et ne vit que du nectar céleste, pour enfanter la perle argentine, pâle ou jaunâtre, selon que le soleil y donne et que la rosée est plus pure ». C’est en tout état de cause la trace de l’activité céleste et l’embryon d’une naissance, corporelle ou spirituelle, comme le bindu dans la conque, la perle-Aphrodite en sa coquille.

Symbole d’un ordre analogue : celui des perles enfilées sur un fil. C’est le rosaire. Ainsi le collier de perles symbolise l’unité cosmique multiple, l’intégration des éléments dissociés d’un être dans l’unité de la personne, la mise en relation spirituelle des deux ou de plusieurs êtres.

En Orient, et surtout en Perse, la perle a en général un caractère noble dérivé de sa sacralité. C’est pourquoi elle orne la couronne des rois. On retrouve des traces de ce même caractère dans les parures de perles, spécialement les boucles d’oreilles, ornées de perles rares et précieuses : quelque chose de cette noblesse sacrée rejaillit sur celui qui les porte.

A noter encore que les douze pierres de la Jérusalem céleste constituaient les douze fondements « Les douze portes sont douze perles ; chacune des portes est d’une seule perle ». Ainsi, la perle se révèle une fois que les assises sont intégrées.

Sur le plan physique, la perle est une concrétion globuleuse ou sphérique, produite par certains mollusques, qui ont recouvert de nacre en couches successives un corps étranger. Son apparence brillante peut prendre toutes les couleurs : blanche, argentée, beige, rosée. Ainsi, la perle évoque toujours quelque chose de précieux, de rare, de remarquable, sans défaut.

Les Vertus de la Perle
On accorde certaines vertus à la perle, notamment elle préserverait celui qui la porte et lui permettrait de développer une égalité d’humeur. Elle insuffle aussi la force de se guérir soi-même. Elle apporte aux hommes les qualités féminines telles que la tendresse, la sensibilité, l’intuition. Sur un plan spirituel, elle favorise le travail sur soi dans le but de renforcer la loyauté, l’authenticité. Sur le plan physique, elle agit sur les organes de la digestion et la circulation des fluides.


Les Perles dans l’Histoire
Les premières perles connues sont liées à l’homme de Neandertal. Elles ont été retrouvées à La Quina, un site en France, dans le département de la Charente, qui date de 38 000 ans environ avant J.C. Ce sont des dents et des os d’animaux incisés et portés en pendentifs.
Par la suite, les perles fabriquées par l’Homo sapiens n’apparaissent pas en grand nombre avant la première période du Paléolithique supérieur d’Europe occidental, le Châtelperronien (vers 31 000 av. J.C.).

L’un des plus anciens dépôts de perles a été trouvé dans la Grotte du renne à Arcy-sur-Cure en France, datant de 31 000 av. J.C. : des dents de renards, de hyène, de loup, de renne, d’ours et de marmotte ont été manifestement incisées et indentées pour être suspendues ensemble en collier. Des perles faites de coquilles fossiles ont été trouvées sur une série de sols d’occupation d’un abri sous roche calcaire dit “abri pataud”, dans le Sud Ouest de la France. Ils datent d’entre 30 000 et 19 500 ans avant J.C.
Un artisanat de plus en plus évolué se développa pendant le Gravettien de l’aurignacien (30 000-18 000 avant J.C.), à peu près contemporain des premières peintures et gravures rupestres d’Europe. A la fin du Paléolithique supérieur (517 000-10 000 avant J.C.), la forme des perles, tout comme leur agencement, deviennent plus complexes.

La perle est unique par sa beauté révélée sans l’aide de l’Homme : ni taille, ni polissage !
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Comment ne pas revenir à ce Tabernacle qui contient la Perle de toutes les Perles : la Parole de Dieu faite hostie pour nous donner la vigueur divine ?


Glycéra


La discussion

 Un tabernacle-huitre!, de Don Henri [2010-11-19 15:14:34]
      sérieusement, de jejomau [2010-11-19 15:37:37]
          et moi..., de Véronique (Lala) [2010-11-19 15:47:13]
          Peut-être plus encore ..., de Ewondo [2010-11-19 18:00:44]
      Les populations de ce diocèse, de CMdelaRocca [2010-11-19 15:53:03]
      [réponse], de abbé AC [2010-11-19 16:06:51]
          Merci de cette réponse, de Don Henri [2010-11-19 16:18:43]
              Dans "l'Enéide"de Virgile :, de jejomau [2010-11-19 19:56:45]
          Nacre et perle... symboles divins., de Glycéra [2010-11-19 17:12:13]
      Doit-il y avoir une croix à un tabernacle ?, de Glycéra [2010-11-19 17:13:37]
          [réponse], de abbé AC [2010-11-19 18:01:42]
          Non mais un conopée, de Nemo [2010-11-19 19:45:09]
              à l'érudit que vous êtes, de adoramus_te [2010-11-19 20:44:03]
              Lanterne, ombrellino, etc., de Eucher [2010-11-19 20:57:23]
                  Pour la première question..., de Servus Domini [2010-11-20 14:29:58]