Tout d'abord sur l'ignorance des metteurs en scène, il faut savoir que Louis de Funes s'intéressait de près à la mise en scène, et qu'il était traditionnaliste au point d'avoir versé des sommes très importantes à la SSPX, donc sans être un liturgiste, il connaissait bien son sujet.
La messe en 1968 était célébrée déjà avec une certaine désinvolture. Il n'y a pas de missel sur l'autel mais le prêtre semble avoir lu l'évangile dans un livre laissé sur le pupitre. Il semble que ce soit le missel. Ca ne semble pas anormal à l'époque, il y avait plusieurs années que l'on suggérait de lire l'évangile latin et sa traduction du même endroit, à savoir le pupitre, alors que la pratique traditionnelle était de lire en latin à l'autel, et la traduction en chaire.
Le manipule se trouvera donc déposé sur l'autel. Quant à la chasuble, en principe l'évêque a le privilège de la prendre à l'autel, mais ce genre de simplification ne surprend pas dans les années 60.
Je ne sais pas ce qui vous fait croire que l'autel n'a qu'une seule nappe. Rien ne le prouve. Souvent les deux nappes de dessous ne sont en fait qu'une seule nappe pliée en deux qui ne recouvre pas l'intégralité de la table : elles sont surtout faites pour absorber les saintes espèces en cas d'accident, qui ne peut guère se produire qu'au centre. Du reste il faut aussi une toile cirée dont on se passe souvent.
Je ne vois pas pourquoi il y aurait obligatoirement six chandeliers. Au contraire, il doit s'agir d'une messe non chantée et deux est la norme, six une exception acceptée seulement pour la messe principale le dimanche. Il y a une croix tellement énorme devant le rideau que peut-être ne l'avez vous pas distinguée, qui tient lieu de croix d'autel. Sans crucifix il est vrai ce qui est une anomalie mais le plus important est la croix.
Il semble évident que l'autel a été installé à cet endroit car la zone du grand autel se révèle dangereuse. Nul signe de célébration face au peuple.
Que les rangs soient clairsemés et l'age respectable ne me semble pas anormal déjà à cette époque. La barrette n'était pas tombée partout en désuétude, ni la soutane dans les paroisses rurales. Mais il est vrai qu'au cinéma, un curé pour faire réel doit avoir une soutane, c'était encore vrai très récemment.
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