ce qu'il faut préciser pour être juste.
Sur le point d'user d'arguments dûment vérifiés, je suis bien d'accord pour le reste du fil. Sans se laisser prendre par les intentions des novateurs.
La réforme proposée est d'apparence anodine : 98% des paroissiens (qui restent) n'y verront que du feu puisque de facto le "ministère" non institué de lectrice est massivement assumé dans nos églises de Forme ordinaire : on est très loin de la parité à cet égard et il est rare d'entendre un homme appelé pour lire.
Mais derrière cette innovation bénigne à première vue se cache bien entendu la pression en faveur du sacerdoce féminin en dépit de la condamnation normalement irréformable de Jean-Paul II en 1994. J'entends encore Mgr Lalanne déclarer à une radio de grande audience que ce qu'un pape avait décidé un autre pouvait le défaire ...Il était alors porte-parole de la C.E.F. et a été appelé à l'épiscopat depuis.
La décision de Paul VI en 1972 est surtout dangereuse quant aux ministères non institués qu'il permet de multiplier à l'infini, un point que les novateurs ont bien noté (cf. les écrits de Paul de Clercq et alii). Mais sur ce point, le pape était resté dans la Tradition latine en réservant ces 2 ministères institués aux hommes en référence aux dispositions des conciles antérieurs et certainement afin de ne pas ouvrir la boîte de Pandore que plusieurs "modernes" s'efforcent de forcer par tous les moyens.
Le viri reservatur qu'ils ont en vue, au-delà de cette étape, est bien celui du sacerdoce ce qui briserait une donnée qui a appartenu de tout temps, dit le Magistère, au dépôt révélé.
Derrière ces 2 mots latins, il y a donc une bien grosse affaire qui est en jeu. |