Le cardinal Koch semble encore, officiellement, évêque de Bâle en attendant l'élection de son successeur (procédure suisse particulière pour ce siège).
Il est à Rome depuis le 1er juillet, cependant outre les vicaires généraux, il a 2 évêques auxiliaires sur place.
Il est surprenant d'abord qu'avec un "état-major" aussi fourni, le diocèse Bâle n'ait pas été au courant et n'ait pas encore réagi. D'autant qu'un organisme missionnaire est aussi impliqué.
Que recouvre la formule "Église catholique de Lucerne" ? ce n'est pas un diocèse donc la formule ne relève pas directement du droit canonique. Lucerne est un canton donc il pourrait s'agir d'un organisme élu cantonal qui gère le temporel et empiète très souvent sur le pastoral ce qui est la plaie vive de la Suisse. Pour être honnête, à part des protestations purement verbales, les évêques n'ont quasiment aucune prise sur ces organismes laïcs qui agissent au nom de l'Église.
[à cet égard, le cas d'Évreux est tout différent]
On a visiblement profité de la quasi vacance du siège pour faire un "coup" qui a tout d'une "provocation" : il n'est pas impossible que le nouveau cardinal soit directement visé par cette opération et au-delà qu'il s'agisse d'une manoeuvre pour peser sur la succession.
Mais l'absence de réaction est assez caractéristique d'une Église suisse qui est à la dérive depuis 30 ans. Le diocèse de Coire a lui réagi, c'est assez symptomatique, l'évêque étant nettement plus romain que la moyenne de ses confrères. |