Oui, j'ai aimé l'ambiance que donne le Te Deum.
Oui, car il ne cache pas la teneur de ce que le grégorien donnait encore à entendre pendant des siècles, avant que le tempérament ne casse tout.
Oui, je comprend que des artisans de musique, des connaisseurs savants soient gênés, car ils sont devenus sensibles à des finesses que les profanes non entraînés ne perçoivent pas.
Quand quelqu'un a trop fait cuire l'ail de sa sauce, ou a mis de l'oignon cru dans le plat de poisson, je le perçois. Mais si c'est un novice, une jeune nièce par exemple, je mangerai cependant volontiers son plat, à la dose d'amour et de chaleur humaine de son invitation. Si elle me demande un avis, je lui expliquerai les propriétés des aliments, sur ces points-là, mais pas le jour même... Comme une jeune épousée n'a pas envie d'être notée de la douce soirée qu'elle prépare à son bel époux. ON en reparle après, si cela est mûri.
Donc, oui, pour savoir ce qui cloche, si c'est vraiment faux. Mais n'êtes-vous pas aussi comme moi des gens qui entendent tant de notes grinçantes dans Mozart ou tant de lourdeurs bavardes ou intellectuelles dans Bach ? Une jeune musicienne, à plusieurs médailles d'or, me disait :
- On m'a obligée à des études d'oeuvres contemporraines? Mon oreille reconnait les écarts qui me vrillaient avant. Je commence à comprendre ce besoin intello de faire toujours différent, plus détaillé dans la nouveauté voulue. J'en ai peur aussi, car je vois que je me laisse éloigner de l'harmonie qui permet de prier.
Le grégorien, l'unisson, les gammes non tempérées...
Voilà la musique que mon âme entend bien.
Pour autant, je n'ai pas détesté le climat donné par le Te Deum.
Il a besoin de quelques corrections, certes, mais pourquoi ne pas proposer à Madame Barbey de s'y pencher avec quelqu'un qui sait lire cela ? Y a-t-il tant à reprendre ?
En tout cas, j'avais envisagé de faire un groupement de chorales pour le chanter. Je ne suis plus dans le milieu maintenant... mais cela me semblait mieux que bien des projets que j'entendais !
Alors, pour le grand coeur, et pour l'aide à l'ab baye de Lagrasse, merci. Pour les choeurs, n'y a-t-il pas de solution proche ? Si j'avais les moyens, j'offrirai quelques heures de relecture avec un bon musicologue... Ceux qui en ont envie ne peuvent-ils le faire ? Pour Lagrasse ?
Glycéra
qui n'a pas compris la virulence des notes...
sauf à penser que la moitié des intervenants est cousin de Mme Barbey ?
|