J'aimerais vous donner un petit témoignage personnel de laïc lambda.
Je suis né sous "l'ancienne messe". J'ai fait ma première communion dans la forme extraordinaire.
La "nouvelle messe" est arrivée j'avais 11ans, mais je ne m'y suis jamais fait.
Suite à un pèlerinage en Italie, ma famille et moi nous avons vécu une nouvelle conversion et l'année d'après, nous avons rencontré un prêtre "tradi", qui se voulait fidèle à la messe de son ordination.Ma sœur a été confirmée en 1979 par Mgr Lefebvre à St Nicolas du Chardonnet.
Ce vieux prêtre jésuite est mort en 1986, j'ai rencontré également le RP Guerard des Lauriers en 1984 et y suis demeuré fidèle jusqu'à son décès en 1988.
Après la mort des ces deux éminents ecclésiastiques, j'ai jeté le "bébé et l'eau du bain" et ne suis revenu à Dieu et à l'Église en 1994.
J'ai donc fréquenté l'"Église Conciliaire" et sa forme ordinaire.
Je m'y suis coulé pendant des années jusqu'au motu proprio de 2007 où une messe extra est célébrée tous les 15 jours.
J'ai également la chance d'avoir un jeune prêtre diocésain qui vient de s'installer depuis deux ans. Il fait ce qu'il peut et met en place à sa manière la "réforme de la réforme", et ce, malgré la résistance de la "vieille garde". A titre personnel, il n'est pas hostile à la forme extraordinaire et désirerais la célébrer.
Malgré tout cela, je pense à titre personnel, qu'il manque à la forme ordinaire, quelque chose d'essentiel: la notion de sacrifice, même bien célébrée. Je l'appelle la "messe light".
J'ai la chance également de fréquenter thiberville et là je me retrouve chez moi.
A mon avis, pour retrouver quelque chose de traditionnel, la forme ordinaire, outre le fait d'être célébrée ad orientem,en latin, devra retrouver un offertoire digne de ce nom et non cette bénédiction d'origine juive.
Alors à choisir entre une messe selon la forme ordinaire, même correctement célébrée et une messe selon la forme extraordinaire, je préfère la seconde.
Voilà je voulais donner mon témoignage. |