... comme vous, je ne suppporte pas ses sujets ressasés continuellement dont la réponse ne fait aucun doute. Le résultat est le même: chacun campera sur ses positions. Les sacres, les crises de 2004, etc. Tout a été dit. Il y a encore des liseurs, pas forcément au faite des choses, pour en reparler. Soyons quelque peu indulgents (cas des nouveaux). Mais en revanche, pour les anciens qui en reparlent il y a certainement une faute, en toute cas quelque chose de délibéré.
- Pour ma part, si l'on prend le cas des sacres de 1988, tout a été dit. Il vaut mieux reconnaître un désaccord. Y compris sur le statut de la FSSPX ou sur la légitimité de ses positions. A force de lire et de parcourir, je remarque qu'il est TRES délicat de parler d'elle. Mais ma conviction est que les critiques créent des résultats opposés à ceux escomptés. Oui, ce forum est une occasion de dialoguer avec la FSSPX et de montrer que l'on peut avoir de l'estime pour elle, pour ses fidèles malgré ses erreurs et ses raidissements (je rappelle aussi à ses détracteurs qu'elle n'est pas la seule à être fautive dans la situation actuelle...). Le plus petit espace de dialogue est toujours le bienvenu.
- Sur les non tradis qui font des leçons (bien qu'objectivement la notion de tradi me gêne, car un catholique est nécessairement traditionnel, étant donné une connexion entre le fait ecclésial et la Tradition), il est certain qu'ils perdent leur temps. Mais, a priori, leur situation ne dure pas.
- Sur l'Islam, la question est sensible. Et je comprends qu'il faille éviter de l'aborder, ne serait-ce que parce que les réactions sont davantage affectives que rationnelles (certains deviennent littéralement FOU à son sujet). L'actualité ne nous gâte pas. Sur ce plan, le FC rejoint ce qui constitue le quotidien de l'information depuis dix ans environ. Il est difficile de nous détacher de ce contexte né le 11 septembre 2001. En revanche, si les tensions venaient à cesser, il est probable que le sujet perdait de son intérêt. Je note que dans les années 60, 70 et même au cours des années 80, sa place n'était pas aussi centrale dans les revues et feuilles de chou. Que nous le voulions ou non, nous sommes aussi rattrapés par l'actualité.
Mais en revanche, il faut reconnaître que le débat, que la polémique est plus facile sur des sujets simples, bref sur des choses qui font le "buzz" que sur des choses plus "hautes". Il est plus facile de disserter sur le comportement de tel pape, de tel évêque ou tel prêtre dans un lieu de culte non catholique que de réfléchir, par exemple, à la crise médiévale du XVeme siècle ou aux conceptions bellarminiennes de l'Eglise. Plus le sujet se complique, moins on trouve d'interlocuteurs potentiels (mais il en va de même dans la société en général: le FC est aussi un monde en miniature). Un sujet complexe est forcément plus difficile, car, par définition, il n'est plus possible de caricaturer. (René Girard disait que la violence venait de l'absence de mots). Même avec toutes les règles d'usage, il sera difficile d'éviter les piques.
D'autre part, même sur des questions moins terre à terre, le débat restera inévitable. Il n'y aurait rien de pire que de voir un consensus qui ne serait rien d'autre que le reflet mortifère de nos sociétés actuelles. Il n'y aura jamais d'accord sur tout car la théologie nous apprend que le Mystère de la Foi est complexe.
Contrairement à ce qu'on pense, l'Eglise n'a jamais eu la prétention d'éviter les conflits. Mais c'est précisément la seule institution qui sache le canaliser. Il ne faut pas croire que les tensions soient à éviter systématiquement. S'il y a du conflit, dans un certain sens, c'est qu'il y a aussi de la vie.
Enfin, le FC est à la fois une messagerie et un lieu public. Or, nous sommes en groupe, d'où des réactions qui ne sont jamais individuelles. D'autre part, dans la mesure où la plume est serve et la parole libre, il est difficile d'apporter un sujet sous l'angle de sa complexité. Bien des liseurs sont plus modérés en privé qu'en public plus nuancé en tête-à-tête qu'éloigné virtuellement.
Sinon, bon courage, les coups de blues ne doivent pas être l'essentiel de nos moments !...
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