N'ayant pas vraiment de qualités chrétiennes, et ayant tendance à dégainer plus vite que mon ombre, je suis d'autant plus à l'aise pour livrer mes interrogations vis-à-vis de l'Eglise visible, c'est-à-dire institutionnelle, à la lumière des prises de position (et pas seulement depuis le dossier des Roms) de l'institution sur les questions d'immigration et d'identité.
Je dois avouer, en toute bonne foi, que le malaise grandit en moi. Je suis lassé des discours qui ne visent, en réalité, qu'à cautionner les politiques immigrationnistes. Je sais, pour ne prendre qu'un exemple, que les propos du Pape à Castel Gandolfo ont été exagérément et pourtant ils ne sont pas tombés par hasard et ne font aucune mention des violences, de la délinquance roms. Par ailleurs des documents relatifs à la pastorale des migrants montrent une ambiguité de l'Eglise, s'exprimant officiellement et par des canaux institutionnels, par rapport aux réalités de ce qu'il faut bien appeler, en Europe, une immigration-invasion.
Jamais, je ne pourrai cautionner une lecture immigrationniste des Evangiles et je préfère prendre mes distances avec une institution et une foi qui auraient pour conséquence objective de soutenir, d'encourager ou d'excuser les mouvements de fond aboutissant à la disparition des patries. |