dont vous parlez.
Peut-être l'exemple syrien était-il mal choisi, dans la mesure où l'école privée est très contrôlée par l'Etat dans ce pays. Toutefois, je trouve
ceci sur le site de l'AED:
Un article publié par Il Regno (N° 6/2006) fait part d’une enquête portant sur une cinquantaine de manuels scolaires d’instruction religieuse chrétienne et musulmane, pour les douze degrés de l’éducation primaire et secondaire en Syrie. Cette étude - menée par un chercheur canadien, Monique Cardinal, professeur d’islamologie à l’université de Laval au Québec - met en relief l’endoctrinement exercé par l’État à travers les programmes et les textes scolaires. Les chapitres consacrés au martyre des manuels d’éducation chrétienne des 8e et 9e degrés (destinés à une classe d’âge de 13-15 ans), n’hésitent pas à rapprocher certains discours du défunt président syrien Hafez al-Assad de textes bibliques, dans le but de mettre en exergue la valeur du sacrifice de sa propre vie pour la défense de son pays. Le manuel d’éducation chrétienne du 8e degré (pour des élèves de 13 ans) offre même l’exemple d’un Libanais qui s’est fait exploser devant un convoi militaire israélien en 1985 au Sud-Liban. En quatrième année, les musulmans de 9 ans apprennent les deux raisons qui justifient le jihad: défendre ce qui est sacré dans l’islam et chasser l’occupant ennemi de la Palestine. Le manuel d’éducation chrétienne en deuxième année du secondaire (destiné aux élèves de 16 ans) souligne le rôle joué par l’Église nationale dans le soutien de la population arabe pour la guerre contre le « sionisme criminel ».
L'expression "les musulmans de 9 ans apprennent" laisse entendre que le livre est réservé aux musulmans.
De toute façon, en ce qui concerne l'Indonésie, la question ne se pose pas, quand on voit comment les chrétiens ont
accueilli la nouvelle loi sur l'enseignement, en 2003, qui visait précisément à imposer des cours coraniques dans les écoles chrétiennes.