de se comparer aux saints (vous avez raison, qui oserait?!), mais il ne s'agit pas non plus de se dire sans cesse "je ne peux pas faire comme eux, je ne serai jamais comme eux", au contraire nous devons faire comme eux, nous devons devenir comme eux qui nous sont donnés en exemples à suivre et imiter.
Mais aussi nos nombreux saints nous donnent tous et chacun des exemples différents de la sainteté et des chemins qui y mènent, de l'oraison et des manières de la pratiquer, et chacun de nous est plus sensible à telle ou telle voie, telle ou telle spiritualité.
Pour ma part même dans la prière privée il m'est plus naturel de vouvoyer Dieu, mais je puis comprendre par exemple celui ou celle qui souhaite découvrir et pratiquer le "tu" si humble que sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la sainte Face adressait à notre Sauveur.
Toute la difficulté je crois consiste à être familier (Nom masculin: "qui vit dans l'intimité d'une personne, qui fréquente habituellement un lieu", ici spirituel) par un "tu" intime mais humble des réalités et des Personnes d'En Haut sans être familier (adjectif: "qui a des manières libres") par un "tu" de "copinage avec Jésus" ou je ne sais quoi...
En ce sens, le "tu" peut aussi bien être la marque de l'un que de l'autre, selon l'intention intime de l'orant, mais si c'est à l'imitation d'un saint alors tout va bien et il n'y a pas de confusion.
Cela dit, pour la prière publique où le risque de confusion est bien plus grand, je crois que le vouvoiement est nécessaire.
Cordialement. |