On ne peut pas à la fois dire qu'on est chrétien, et ne pas faire ce qui en est la conséquence.
De même qu'on ne peut pas affirmer que le mariage est indissoluble et qu'il ne l'est pas (ce que voudraient faire les divorcés qui voudraient se remarier à l'église : ils voudraient prendre un nouvel engagement indissoluble tout en dissolvant le premier).
La religion n'est pas un supermarché où on prends ce qu'on veut et qu'on laisse ce qui ne nous convient pas (attitude des protestants).
autant l'accueil large et ouvert est à l'image du Christ.
Le Christ accueille effectivement tous les pécheurs qui veulent revenir à lui : mais il se garde bien de les laisser dans leurs péchés : "va et désormais ne pèche plus, de peur qu'il ne t'arrive pîre encore" " va te montrer au prêtre" "(le jeune homme s'en alla tout triste :) qu'il est difficile à un riche d'entrer dans le royaume des cieux !..."
Mais faire des sourires à un pécheur sans l'aider à en sortir, c'est ce qu'un prophète avait violemment dénoncé, sous l'expression de fabriquer des oreillers et des coussins pour les pécheurs.
Pour le mariage, il est souhaitable (!...) que les mariés se confessent et reçoivent l'absolution : ce qui suppose la
volonté de ne pas recommencer les mêmes péchés (c'est même obligatoire pour que l'absolution soit valide) : je dis bien la volonté de ne pas recommencer, cela n'a rien à voir avec le fait de prévoir qu'on risque de recommencer. Et il me semble normal que le prêtre demande de manifester cette volonté en assistant à la Messe chaque dimanche d'ici le mariage : sinon, on s'accuse de manquer à la Messe le dimanche, et on continue ! C'est contradictoire.
Bref, agir avec charité, mais en disant aussi la vérité.
On prend les gens là où ils sont, mais pour les amener sur la terre ferme et non les laisser dans les sables mouvants.