Le "meurtre délibéré" vient après une tonne de considérations alambiquées. C'est justement parce que l'extrait d'Evangelium vitae que vous citez n'est pas très clair que beaucoup de gens (selon votre sondage) ne reconnaissent pas leur Église comme une autorité compétente dans ce domaine.
La distinction entre acharnement thérapeutique et euthanasie, la différence entre l'acceptation de la condition humaine devant la mort et le refus d'une souffrance qu'on (qui on? le malade, sa famille, le médecin...) ne veut pas supporter ou faire supporter par d'autres...
Comment pouvez-vous savoir qu'au bout d'un acharnement thérapeutique ne pouvant procurer qu'un "sursis précaire et pénible" ne se trouve pas quelques grâces, comment pouvez-vous préjuger de la valeur des quelques secondes supplémentaires précédant la fin?
Je vous propose un cas typique. Une femme est en phase terminale d'un cancer. On ne sait pas s'il lui reste 3 jours ou 3 semaines ou 3 mois à vivre. Les soins coûtent très cher à la société, l'hôpital manque de lits, d'autres malades attendent, ses enfants ne supportent plus l'angoisse permanente, les frais financiers liés à sa maladie, les déplacements, les gardes pour les enfants etc...Ca fait des années qu'elle est malade, objectivement, il serait préférable pour eux d'être fixé. D'un autre coté, maman a toute sa tête, ses souffrances lui pèsent mais la lecture de "Libération", de "l'Humanité" et de "Golias" lui apportent un peu de réconfort.
Bon, mettez-vous à la place de la maman et dites-nous ce que ça donne si on appliquait vos principes.
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