et le Père Mallet ne suggère rien d'autre en surlignant les passages où précisément le lien entre la tête (le pape) et le corps épiscopal est mis en lumière.
Le texte de Hans Küng a le mérite du Manifeste pour un nouveau christianisme de Go***s l'an passé. On met cartes sur table, catholicisme néo-libéral et néo-moderniste bien déployé.
On ne se cache presque plus derrière un Vatican II imaginaire, si ce n'est par une sorte de réflexe pavlovien, un souvenir de jeunesse aussi.
Le point le plus significatif est l'appel comme référence au concile de Constance et à la thèse conciliariste, thèse réprouvée par le Magistère plusieurs fois et solennellement condamnée par la constitution dogmatique Pastor aeternus de Vatican I, thèse que Vatican II n'a aucunement reprise.
C'est bien le cheval du conciliarisme qu'enfourche ici le théologien suisse, repoussant au passage, c'est aussi à relever, tout le magistère des papes post-conciliaires Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI.
nb. une petite erreur historique : le déplorable décret Frequens prévoyant une réunion périodique d'un concile fut appliqué un temps, bien que non ratifié par Martin V. Un concile se réunit à Pavie-Sienne en 1423-1424, puis ce fut le calamiteux concile de Bâle qui débuta en 1431 et déboucha sur un schisme pour quelques années. C'est après, en raison de cet exemple désastreux et de l'opposition ouverte au pape, que la périodicité fixée fut abandonnée. On comprend que le savant théologien suisse fasse l'impasse sur ce ratage gigantesque de l'idée qu'il présente comme panacée ecclésiologique pour le XXIe siècle.
Qui peut raisonnablement imaginer un concile tous les sept ans, rassemblant l'énorme collège épiscopal et les supérieurs de congrégations, plus encore comme d'aucuns le voudraient les évêques orthodoxes et dirigeant(e)s de Communautés ecclésiales protestantes ?
Poser la question, c'est y répondre : personne. |