J'appelle cela, chère Gentiloup, de la révolte probablement légitime, qui vous rend toutefois complètement aveugle sur un aspect : il n'y a aucune symétrie, aucune commune mesure, entre vous et un évêque, aucune relation d'égal à égal. Aucune.
Oui, entre un fidèle et un évêque, il y a et il y aura toujours, malgré tout les objets de litige possible, deux poids et deux mesure. Parce que l'Eglise est l'Eglise, et n'est pas une société comme les autres. Aussi dur, insupportable et pénible que cela soit.
Même dans les cas les plus extrêmes, même dans les terribles situations de pédophilie, on assiste à une retenue et une réserve silencieuse des victimes qui, au nom de leur Foi et malgré leur douleur, acceptent de ne pas laisser leur colère et leur révolte écraser ce qui les lie à l'Eglise, et de ne pas piétiner la tête de leur bourreau. Et se refusent malgré tout à porter davantage sur la scène publique ces crimes qu'elles ont pourtant subies.
Et dans ce cas précis, beaucoup plus secondaire, non, tout le monde a tout les droit, celui de se faire une "tournante" sur la réponse officielle d'un évêque. Sans limite, sans borne....
Que cela ne ternisse pas nos échanges, mais nous pouvons toutefois avoir parfois de fermes désaccords, et les exprimer avec sincérité.
Bien à vous
Virgile.
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