Ne croyez-vous pas qu'il vaudrait la peine de lire attentivement ce qu'on vous écrit, avant de répondre au quart de tour ?
1. — Vous me répondez :
Où voit-on que Monseigneur [Wach] développe des arguments en faveur de la nouvelle messe ?
Mais… je n'ai jamais dit qu'il développait des arguments en faveur de la nouvelle messe !
J'ai dit qu'il développait des arguments pour la
concélébration de celle-ci (le jeudi-saint). C'est le sens évident de son texte. A partir du moment Mgr Wach développe des arguements en faveur de la concélébration du jeudi saint, je ne vois pas pourquoi il serait interdit de dire qu'il le fait !
2. — Vous développez divers arguments sur l'opportunité de cette concélébration. Bien. Mais a-t-on le droit, oui ou non, d'être d'une autre opinion ? Et de la défendre avec des arguments ? Pourquoi la charité permettrait-elle de développer des arguments
pour cette concélébration et interdirait-elle de développer des arguements
contre ?
C'est là qu'est la question.
3. — Vous me demandez si j'ai "pensé" a telle ou telle raison qu'on peut avoir de concélébrer. Mais je vous dis et je vous répète que mon propos ici n'est pas de me pronconcer contre (ou pour) la concélébration du Jeudi-Saint. Il est juste de vous demander pourquoi vous considérez,
a priori, que tout argument contre cette concélébration
manque de charité. Car, remarquez-le, telle est la seule réponse de votre premier message : par le seul fait que la FSSPX défend sa position doctrinale sur ce point, vous la dénoncez comme manquant de charité !
Comme dirait l'autre :
C'est un peu court, jeune homme…
4. — Vous poursuivez :
Quant à la position de Monseigneur Wach sur la FSSPX, bien malin qui pourrait y lire une critique positive ou négative
Justement non : si vous saviez lire, vous verriez bien que ce passage contient une attaque contre les sacres de 1988, et c'est à cette attaque que répond la FSSPX.
Là encore, la question se pose : pourquoi Mgr Wach aurait-il le droit – sans manquer à la charité – de dire qu'il est contre ces sacres, tandis que toute réponse de la FSSPX serait un manque de charité ?
5. — Enfin, vous concluez :
N'y a t-il pas plus grave en ce moment que de critiquer en permanence les oeuvres traditionnelles qui ne sont pas dans le giron de la FSSPX?
Et je réponds : si, bien sûr, il y a plus grave. C'est de vouloir laisser dans l'ombre les questions doctrinales sous prétexte de ne jamais exprimer de désaccord avec personne…
(NB : relisez-vous, je crois que vous avez, dans cette phrase, dit le contraire de ce que vous vouliez dire…)