"Le suicide peut être un acte d’altruisme et même d’amour. L’exemple le plus noble est celui d’un grand résistant français, profondément chrétien, qui, capturé par la Gestapo en 1941, se défénestra pour ne pas parler sous la torture. La Bible cite des suicides patriotiques et en admire la grandeur : "Comme les troupes ennemies étaient sur le point de s’emparer de la tour et forçaient le porche, l’ordre étant donné de mettre le feu et de brûler les portes, Razis, cerné de toutes parts, dirigea son épée contre lui-même; Il choisit noblement de mourir plutôt que de tomber entre des mains criminelles et de subir des outrages indignes de sa noblesse. Son coup ayant manqué le bon endroit, dans la hâte du combat, et les troupes se ruant à l’intérieur des portes, il courut allègrement en haut de la muraille et se précipita avec intrépidité sur la foule." Il est certain que de tels hommes sont morts par zèle pour leur prochain. "Nul n’a plus grand amour que celui-ci : donner sa vie pour ses amis ." Il existe des suicides héroïques. Ils ne constituent pas un péché. Il n’y a pas à craindre pour le salut de tels hommes, même si parfois, un travail reste à accomplir du côté de l’humilité. L’imperfection dans l’humilité qui est le défaut des hommes forts est comme le foin, la paille et les poutres. Ils seront purifiés au purgatoire."
Il me semble que saint Augustin dans la Cité de Dieu justifie les femmes qui ne se sont pas suicidées plutôt que de subir les derniers outrages lors du sac de Rome, et que donc en un senns même les pires malheurs doivent être acceptés plutôt que de mettre fin aux jours dont nous ne sommes pas les maitres.
Qu'en pensent les moralistes? Y a t'il des circonstances atténuantes au suicide? Peut-il n'être pas un péché du tout, comme ce texte l'affirme? |