C'est extrêment habile et très bien vu, jusque dans l'aspect scolaire et innocemment exact de la réplique. Etant donné ce qui s'est passé dans le parti adverse, c'est bien évidemment inattaquable et parfait... Bravo !
Même nombre de joueurs (4 de plus) même règle du jeu, même sens de l'Eglise, même respect de l'autorité, même procédé, etc... une seule chose change: "l'opinion" sur la ligne de conduite quant à l'hérésie moderniste (pour faire vite, et dire la chose assez clairement).
Le plus intéressant est donc à venir: la réaction de Rome ! Rome réagira avec la même diligence et énergie, la même urgence, le même zèle, le même sens de la gravité de la situation...??? ou règlera la chose du revers de la mains???
Ici nous serons doublement fixés:
1) sur "l'honnêteté" du premier recours donné en son temps comme dévoué à "l'Autorité" et "à l'Eglise". Ceux-là respecteront-ils ceux-ci?
2) sur la fiabilité de cette autorité romaine (et partant l'utilité de ce genre de recours), indépendamment du problème de fond (la dite "opinion") - tout est là.
Nous verrons bien - enfin ceux qui veulent bien voir, comme toujours...
Reste que, extérieurement parlant, la chose souligne encore une fois la cruelle absence de ligne de conduite sur les problèmes de fond (la messe, le "duplicité" des textes conciliaire, l'interprétation des gestes comme Assise, Damas etc...) de la Fraternité Saint-Pierre. Ces problèmes, de fait ne peuvent pas être résolus par le seul silence de leurs prêtres et de leurs supérieurs. Ils ne peuvent non plus être clairement envisagés... en raison des promesses faite à l'autorité romaine. Tout est là. En l'absence de ligne de conduite, la seule solution est de faire autant de fraternités Saint-Pierre qu'elle recoupe de tendances, voire de membres... Ceci dit sans ironie aucune! Le grand problème n'est-il pas, en effet, ce "devoir" de silence face aux erreurs de l'autorité romaine elle-même, silence que, concrètement, chacun est bien obligé de combler. Tout est là - et par là les 16 ne sont pas moins respectables que les 20 et vis et versa.
In Christo
Bertrand Décaillet