Bon, ce n'est pas à moi que l'on demande l'avis, mais je vous le donne quand même.
- En ce qui concerne la « solidarité » des membres de la Fraternité Saint Pie X, il me semble difficile à quiconque d'en juger. Il y a, bien sûr, des désaccords. Mais les accords sur la question existent certainement, puisque c'est précisément ce qui forme la Fraternité en question.
- Les négociations sont-elles vraiment un échec ? De nouveau, on se fonde là sur des références qui n'en sont pas, des jugement téméraires, grossiers ou partiaux. Qu'on me permette de dire que j'espère, quant à moi, que ces négociations ne sont pas un échec. L'Espérance est une vertu dont on a souvent tendance à dire que les fidèles de la Fraternité Saint Pie X sont dépourvus.
On me dira peut-être dans le camp FSSPX : c'est un échec, parce que Rome n'a pas accédé aux demandes de la Fraternité (on s'y attendait, notez).
On me dira dans l'autre « camp » (excusez ce terme guerrier) : c'est un échec, parce que la Fraternité a refusé la proposition de Rome (on s'y attendait, notez).
Je dis, moi, qu'il y a au contraire tout lieu de se réjouir et qu'il aurait été bien naïf de croire que dans la situation où se trouvent l'Eglise et la Fraternité on se retrouve la main dans la main du jour au lendemain. Il faudrait bien sûr développer.
- Si Rome avait accepté les préalables, cela aurait été le signe manifeste d'un changement d'attitude. C'est exactement à cela que servaient ces préalables : sonder les intentions de Rome. Il ne faudrait pas en déduire que le refus (qui n'est pas catégorique, dans la bouche de Mgr Castrillon Hoyos) est le signe de mauvaises intentions.
Et maintenant, bonne nuit.
In Christo.
F.Ronga