Merci pour ce lien qui fait avancer le débat.
Très intéressant.
J’ai noté plus particulièrement et personnellement la phrase de Mgr Rouet :
« Nous ne pouvons pas célébrer l’eucharistie si l’Eglise n’est pas rassemblée » qui prépare sinon confirme l’abolition de la messe privée. Beaucoup de prêtre ne disent plus leur messe au motif qu’il n’y aurait pas de peuple. A croire que la messe est invalide si le prêtre est seul.
Et aussi celle du père (frère) Emmanuel osb
« En premier lieu ce ne sont pas des « théologiens » qui sont au principe de la réforme liturgique mais le Magistère lui même ». Cette erreur de méthode suffirait d’après lui à discréditer le PRL tout entier.
Certes il est plus prudent de se référer au Magistère qu’à ses travaux préparatoires ou ses interprétations.
Cela dit on ne peut que demander quelle valeur il ( notre moine ) attribue au Magistère qui est au principe de la réforme liturgique.
D’une part, nous savons que la définition de la messe qui a servi à la fabrication de l’œuvre de Mgr Bugnini était tellement éloignée de la catholicité qu’elle fut abrogée et remplacée par la suite par une définition plus conforme. Sans pour autant que le rit en soit lui modifié par la suite.
D’autre part, si le père Emmanuel pense au Magistère qui s’est exprimé lors du Concile, quelle valeur magistèrielle attribuer à ce Concile non dogmatique.
Le Pape n’y a pas exercé de Magistère extraordinaire (infaillible), les textes concernant la liturgie ont il la valeur du Magistère ordinaire (infaillible) ? Je ne pense pas. Ils auraient alors la valeur du Magistère authentique (ou privé) du pape qui n’est pas infaillible.
En fin s’agit-il vraiment du Magistère pontifical ou même des évêques unis au Saint Père puisque, comme dans la salle du jeu de pomme, les travaux préparatoires, au Concile ont été refusés par certains évêques qui ont alors pris le contrôle de Concile qu’il n’est donc pas abusif de qualifier de révolutionnaire.
On aurait aimé que le père Emmanuel en dise un peu plus long sur ce point.