Tout d'abord, merci à Athanasios de m'avoir prêté le bouquin "Les traditionalistes face à la tradition" (Ed. Téqui).
Il y a un point important que l'auteur de ce livre passe sous silence. C'est la politique du fait accompli menée par "les lefebvristes" (et par les modernistes), qui semble avoir été, du moins en partie, avalisée a posteriori par Rome.
Par exemple la reconnaissance du "droit de cité" de la "Messe traditionnelle". Il semble bien que celle-ci ait été abrogée par la "nouvelle Messe", mais qu'elle se soit maintenu non pas d'abord par décret romain mais par le REFUS d'une partie des fidèles de l'abandonner. Que le refus ait été (co-) causé ou non par les déformations illégitimes de la "nouvelle Messe" me semble peu relevant. Ce qui importe, c'est que ce n'est que sous la pression du REFUS DE LA NORME ROMAINE que "Rome" a modifié cette même norme.
Evidemment, on pourrait discutailler des heures sur ce qui se serait passé si Mgr L. aurait obéi, s'il n'y avait pas eu les évènements que l'on sait. Mais les faits sont là : "Rome" disait blanc, puis, sous la pression de "l'Eglise d'en-bas", elle a dit noir (ou noir, puis blanc, prenez la version que vous préférez).
Et un Evêque frappé d'excommunication, qui certes s'est repenti, s'est vu conférer des fonctions importantes et une juridiction exceptionnelle (cas de l'Union Saint Jean Vianney en Campos).
Ce qui semble donner un argument en faveur de la politique du fait accompli. |