Le Père André Gouzes, dominicain de la province de Toulouse, vit à l'ancienne Abbaye de Sylvanès (12360 Camarès, Aveyron), dont il a été nommé curé par l'Evêque de Rodez avec l'autorisation du prieur du couvent de Toulouse. C'est lui qui a composé toute la musique liturgique utilisée par les Dominicains de la Province de Toulouse, par d'autres communautés et par certaines paroisses, en France et ailleurs.
Ses oeuvres liturgiques sont diffusées par les Editions de l'Abbaye de Sylvanès, et sont connues sous le nom général de "Liturgie Chorale du Peuple de Dieu". Le goût du Père Gouzes pour le chant traditionnel orthodoxe, qu'il lui arrive d'imiter avec un certain succès, a valu à ses compositions, de la part de certains, le sobriquet de "style gouzantin" ! Mais c'est très loin d'être sa seule source d'inspiration.
On peut entendre le chant liturgique du Père André Gouzes en assistant aux messes des Dominicains des couvents de Toulouse, Marseille, Montpellier, Bordeaux (toujours suivant l'ordo de Paul VI, mais compris dans un sens en général très traditionnel) et probablement aussi à Paris. Des stages et des sessions de formation sont organisées à Sylvanès et un peu partout en France. A Paris, vous pouvez vous adresser à Martine Moudingo, assistante du Père André Gouzes, 10 rue Théophile Leducq à Pantin (93), qui organise souvent des sessions à Saint Joseph de Cluny, 21 rue Méchain à Paris 14e. Des disques (enregistrés le plus souvent à Toulouse ou à Sylvanès) et des partitions peuvent être commandées à Syvanès, mais se trouvent très facilement dans les librairies religieuses, par exemple à Téqui, ou à celles de La Procure, ou du réseau Siloé.
C'est au Père Gouzes que l'on doit la superbe restauration de l'abbaye de Sylvanès, ancienne abbaye cistercienne du XIIe s., et tout ce qui s'y passe depuis est son oeuvre et celle de ses collaborateurs, stagiaires, bénévoles et amis. C'est devenu un lieu très apprécié de stages, de colloques et de concerts, en particulier en ce qui concerne la musique sacrée chrétienne (pas seulement catholique) de toutes les époques. Ce que l'on y entend et ce qu'on y fait est souvent de très grande qualité, et des artistes (musiciens, mais aussi fleuristes ou plus rarement plasticiens) ou des universitaires renommés et de très nombreux stagiaires, auditeurs et touristes n'hésitent pas à venir désormais chaque été dans ce trou perdu loin de tout (à 30 km de la gare... fermée... la plus proche, et à la même distance du premier arrêt d'autocar). Un vrai site cistercien ! J'y suis allé il y a quelques années pour un stage de chant sacré médiéval (autour des oeuvres de Sainte Hildegarde de Bingen, et d'autres chants monodiques ou des débuts de la polyphonie, souvent issus de répertoires de couvents féminins des XIIe et XIIIe s.). J'y ai rencontré Esther Lamandié, qui y donnait un cours de chants sacrés araméens traditionnels des Eglises orientales (syriaque, maronite, assyrienne,... ). |