1. en ce qui concerne la relation d'orde, j'ai fait assez de maths dans ma vie pour savoir de quoi il s'agit 2. en ce qui concerne mon intervention à propos d'Innocent IV, cétait juste pour dire que le discours "ça n'a jamais été pire" a une très longue histoire dans l'Eglise, et que le proférer ne lui donne aucun caractère de gravité plus lourde encore que ce qu'ont connu les époques précédentes : c'est une étrange myopie que de croire que son époque est la meilleure qui ait jamais été : cette myopie est celle de nos beaucoup de nos contemporains y compris catholiques sur le thème "avant on disait... mais maintenant on est devenu intelligent et on sait bien que..." Mais c'est une tout aussi étrange myopie que de croire, par effet inverse, que notre époque est la pire. Jean XXIII a stigmatisé avec raison, lors de l'ouverture du Concile Vatican II, ceux qu'il appelait les "prophètes de malheur". Rome envahie par les allemands au XVIème siècle, Avignon lors du grand schisme, Jérusalem sous la coupe des turcs au 11ème, avaient beaucoup plus de raisons que nous de croire l'antéchrist arrivé - et ce n'était pas encore l'heure. 3. Je ne dis pas pour autant qu'il n'y a pas de problèmes : l'Eglise en France et ailleurs traverse des difficultés, des tentations, des crises, toujours nouvelles, auxquelles il faut faire face - et pas seulement sur la question du rite S.Pie V, qui n'est pour moi qu'un épiphénomène. Quant au terme de "collabo", en dehors de son caractère délibérément insultant à mon endroit, il dénote une vision puérile de l'histoire - comme si celle-ci n'était composée que de bons et de méchants, et comme si toute complexité vous échappait. Car en raisonnant trop simplement, même en toute bonne foi, on peut aussi commettre des erreurs d'appréciation sur la situation dans laquelle on se trouve - et voir , encore en 1944, l'antéchrist dans Léon Blum et l'école sans Dieu, et, dans le Führer, la meilleure arme contre les bolcheviks. |