Il peut être dangereux de se référer au sens francais des mots, le francais n'étant pas la langue de l'Église. 'Subsistit' n'a pas forcément toutes les connotations du 'subsister' francais. En outre, le texte conciliaire fait un usage philosophique du terme - en latin. Or, 'subsistit', en philosophie, ne correspond pas au sens de votre exemple "cette coutume subsiste".
Pour moi, j'aurais bien aimé croire en votre interprétation malgré tout, mais après l'interview du cardinal Ratzinger à un quotidien italien, l'an passé, il me semble, où le prélat expliqua comment 'subsistit' va dans le sens que lui donne la FSSPX (mais elle n'est pas seule sur ce point, il s'en faut de beaucoup)...
N'oublions pas que la théorie d'une communion à degré, dans l'Église, est une des thèses préférées du cardinal Ratzinger, lequel fut en son temps le père du 'subsistit' (en tant que 'peritus' du cardinal Frings, de Cologne). Cette thèse présuppose plus ou moins le sens que donne la FSSPX au 'subsistit' conciliaire. |