Mgr Rouet! Son récit caricatural dégouline de mauvaise foi et de malveillance: - Préferer les ornements romains = "fétichisme liturgique"; - Ne pas faire faire les lectures par les vieilles rombières du coin = "ignorer l'assistance enfermé dans son unique plaisir"; - Garder les doigts joints après la consécrations par respect envers les saintes parcelles= "avoir de la souplesse des pouces" etc. C'est une honte de citer des textes comme ça, surtout venant de Mgr Rouet qui a vidé son son séminaire et fait craquer plus d'un jeune prêtre. C'est honteux.
Quant au deuxième texte il est de la même texture: caricatural. C'est stupide de faire la somme des gestes exécutés par le célébrant lors de la messe et de s'en gausser comme si c'était un obstacle à la piété: sophisme.
Bien au contraire, demandez à n'importe quel prêtre célébrant la messe selon le rite de St Pie V, s'il pense à l'exactitude des gestes qu'il pose durant la messe au détriment du reccueillement : il vous dira que ces gestes ne sont absolument pas un obstacles à la prière, car ces mêmes gestes reviennent tous les jours. De plus les futurs prêtres se préparent à célébrer 6 mois avant l'ordination par des "messe blanches" pour ne pas voir à penser aux gestes à accomplir, mais pour que tout coule paisiblement et naturellement dès le lendemain de l'ordination. Comme comparaison, prenons le signe de croix: une chose est d'apprendre à le faire physiquement parlant, une autre de le faire avec dévotion: une fois que c'est appris c'est appris, reste à le faire avec toujours plus de piété intérieure.
Le problème est que dans le nouveau rite de Paul VI, chaque messe est unique, rituellement parlant, il y a tant d'improvisation, de prières "ad libitum" etc. ne pensez-vous pas que cela est nuisible, pour le coups, au reccueillement du prêtre qui, en plus des actes intérieurs, a à s'occuper des actes extérieurs? De plus le fait d'être face au peuple et de dire la messe en vernac. oblige à travailler son style oratoire, ses expressions de visage etc. comme des acteurs. Ainsi il y en a qui sont bons et qui s'en tirent plutôt bien, voire très bien ("formidable, ma chère, la messe du père Charles-Henri), mais d'autres... Dans la messe tradie, le prêtre oublie son individualité, il se plie aux rubriques, à l'objectivité de la célébration et du rite. Il agit "in personna Christi" comme lui demande l'Eglise, il n'a pas à songer à varier sa gestuelles, à l'adapter, non: il célèbre chaque jour exactement de la même façon que la veille, pour pouvoir se concentrer sur l'unique nécessaire et célébrer avec toujours plus de piété intérieure et de dévotion.
La messe de saint Pie V n'autorise aucun singularisme: le rite est quelque chose d'objectif. Sinon on arrive à ce que fait l'abbé L. (un très bon prêtre célébrant dans le nouveau rite) qui fait des élévations de plusieurs minutes. C'est très pieux, mais est-ce ce que veut l'Eglise? N'y a-t-il pas un risque de sur-enchère: de celui qui aura l'air le plus dévot? Cela est interdit dans le rite de St Pie V: il faut célébrer comme c'est prévu par le "Ritus servandus" et les rubriques, point.
(N'objectez pas ce qui constituent des exceptions comme les messes privées de St Philippe Néri: ce sont des cas particuliers du fait des phénomène mystiques extraordinaires qui s'y passaient). |