Mais c'est là un voeu que vous formulez - n'est-ce pas ? - et il est certes louable. Il me semble que le propos de PGM est tout simplement différent du vôtre : il établit un constat - un constat auquel il serait d'ailleurs difficile de nier un solide fondement dans les faits. Ces deux perspectives sont aisément conciliables.
Je reviens sur cette question de clivage. Aux yeux de l'histoire, il me semble difficile de nier que l'application, à l'Eglise, de l'analyse droite-gauche fut le fait des démocrates-chrétiens, puis des progressistes (Madiran le déplora très tôt, mais malheureusement sans succès). Il est manifeste qu'à leurs yeux, cette vision - en soi incongrue - décrit bel et bien une réalité. On peut le regretter (j'en suis) ; on peut assurément discuter du pourquoi de la chose (et j'ai mon idée là-dessus) ; mais il ne servirait à rien de la nier. Parler de droite et de gauche, en religion, sert donc essentiellement à décrire l'état de la question en tenant compte du point de vue progressiste, lequel, je le crains, n'est pas avant tout religieux. |