| Auteur : Athanasios D. |
| Sujet : Non, non... |
| Date : 2003-04-20 23:55:32 |
Pas la première fois, ça a commencé avec Paul VI les remontrances:
"Mais ces aspects positifs et encourageants ne peuvent cacher la préoccupation avec laquelle on observe les abus très fréquents et de toutes sortes qui sont signalés dans diverses régions du monde catholique: confusion des rôles respectifs, particulièrement en ce qui se rapporte au ministère sacerdotal et au rôle des laïcs (récitation indifférenciée et en commun de la prière eucharistique, homélie faite par les laics, communion distribuée par les laïcs tandis que les prêtres s'en dispensent); perte croissante du sens du sacré (abandon des ornements liturgiques, eucharistie célébrée en dehors des églises sans vraie nécessité, manque de respect envers le Saint Sacrement, etc.); méconnaissance du caractère ecclésial de la liturgie (usage de textes personnels, prolifération de prières eucharistiques non approuvées, prières mises au service de buts sociopolitiques). Dans ces cas, nous nous trouvons en face d'une véritable falsification de la liturgie catholique: « Il se rend coupable de falsification, celui qui, au nom de l'Église, célèbre le culte divin de manière opposée à celle qui est établie par l'Église en vertu de l'autorité divine et qui est traditionnelle dans l'Église ». Tout ceci ne peut porter de bons fruits. Les conséquences en sont - et il ne saurait en être autrement - l'atteinte l'unité de la foi et du culte dans l'Église, l'insécurité doctrinale, le scandale et l'incertitude du peuple de Dieu et, de manière quasi inévitable, des réactions violentes. Les fidèles ont droit à une liturgie vraie, qui soit celle que l'Église a voulue et déterminée, en prévoyant aussi les possibilités éventuelles d'adaptations demandées par les exigences pastorales scion les divers lieux ou les divers groupes de personnes. Les expérimentations, les changements et la créativité indus désorientent les fidéles. De plus, l'usage de textes non autorisés a pour conséquence que le lien nécessaire entre la lex orandi et la lex credendi vient à manquer. Il faut rappeler à ce propos l'avertissement du concile Vatican II: « Absolument personne..., pas même le prêtre, ne peut, de son propre chef, enlever ou changer quoi que ce soit dans la liturgie ». Et Paul VI a rappelé que « ceux qui profitent de la réforme pour se livrer à des expériences arbitraires dispersent des forces et blessent le sens de l'Église ». (...) Il semble opportun de revenir sur quelques paroles prononcées par ce pontife à propos de la fidélité aux normes de la célébration: « C'est un fait fort grave lorsqu'on introduit la division justement là où « l'amour du Christ nous a rassemblés en un seul corps », congregavit nos in unum Christi amor, c'est-à-dire dans la liturgie et dans le sacrifice eucharistique, en refusant le respect dû aux normes fixées en manière liturgique. C'est au nom de la Tradition que nous demandons à tous nos fils, à toutes les communautés catholiques, de célébrer dans la dignité et la ferveur, la liturgie rénovée »." (Inaestimabile donum)
Athanasios - Christos anesti !!!  |
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