Ne croyez-vous pas que le Saint-Siège se mord les doigts (si j'ose dire) depuis qu'il a laissé les conférences épiscopales décider ce qui leur plaît, en matière de liturgie et autres sujets. Si l'Eglise est une, pourquoi ne pas imposer le primat romain ? On revient comme dans les premiers siècles de l'Eglise (faut savoir qui sont les arriérés, nous tradis ou les modernistes qui veulent détruire l'infaillibilité papale et la primauté du Pontife romain). Seulement, à l'époque, après avoir détruit les hérésies, les évêques se comportaient comme de véritables pasteurs chrétiens, soucieux de la vraie doctrine et des bonnes moeurs de leurs fidèles. Aujourd'hui, la collégialité semble être devenue une féodalisation de l'Eglise. L'évêque n'est plus libre dans son diocèse : son intermédiaire entre lui et Rome semble être devenu la conférence elle-même. Il doit lui obéir au doigt et à l'oeil. Si la tendance conservatrice ou traditionnelle l'emporte, les résultats ne seront pas catastrophiques. Si la tendance progressiste, voire moderniste commande, les plus conservateurs se feront railler ou taper sur les doigts. C'est le cas du pauvre Mgr Lagrange, évêque de Gap, ou du courageux Mgr Descubes, évêque d'Agen, qui a accueilli le Barroux dans son diocèse. Nous devons respecter notre clergé, nos évêques et nos prêtres. C'est sûr ! Ils ont le sacerdoce et le pouvoir de régir la paroisse et le diocèse. Mais lorsque l'attitude de certains renie le vrai sacerdoce, insulte la liturgie, proclame des hérésies, etc. nous ne pouvons pas rester immobiles ! Les plaintes se multiplient depuis des années dans les congrégations romaines, face aux abus de prêtres qui violent les règles liturgiques ou proclament des hérésies haut et fort. La collégialité est aussi un frein aux communautés Ecclesia Dei, car certains évêques hurlent leur refus du Motu proprio, malgré les exhortations pontificales (feu le card. Eyt, Mgr Raffin par ex.). ON N'A JAMAIS VU CELA DANS L'HISTOIRE DE L'EGLISE. Ou alors ces prêtres et évêques, on leur a fermé leur caquet, un point c'est tout. Ainsi, selon moi, cette grosse bourde appelée collégialité, devrait être fortement remise en question, pour remettre la pyramide à l'endroit et que l'obéissance retrouve sa place.
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