Alors ma question plus haut n'est pas seulement ironique. Chaque messe récapitule entièrement l'unique sacrifice de la croix. Mais vouloir transformer cela en problème mathématique sur la quantité de grâce donnée à chaque fois me paraît dangereux. J'avais lu il y a 6 ans un bouquin écrit dans les années 20 par un farfelu de l'"Eglise catholique libérale" qui comparait la liturgie (tridentine, que son "Eglise" avait conservée, à mon avis comme un folklore décoratif) à une vaste tuyauterie installée entre le ciel et la terre : en gros, au "kyrie" la tuyauterie s'ouvrait, à la consécration la grâce descendait par le tuyau, et à la communion elle nourrissait le prêtre et les fidèles. Sans compter que la raison pour laquelle il fallait ue le calice fût en métal était... que l'or est un meilleur conducteur. De la croix, de la cène, du Christ, pas question : un espèce d'immanentisme de la grâce assez curieux au rayon des monstres théologiques passés. Je ne vous accuse évidemment pas d'un pareil délire. Mais je pense que chercher à quantifier ce qui se passe, ne fût ce qu'en affirmant "en multipliant les messes on multiplie la grâce" est un peu dangereux ; d'autant que, si la messe donne à chaque fois une grâce infinie, cette grâce n'est autre que celle, unique et infinie, du calvaire, donnée par anticipation à la Cène et manifestée à la résurrection de notre Seigneur. Alors, quantifier comment ? |