Entendons-nous bien : je suis tout aussi navrée que vous des abus, excès et autres sacrilèges que nous pouvons constater ici ou là. Et merci La Mésange, mais je n'ai pas envie non plus d'engager un débat interminable. Mais si je m'insurge ainsi, c'est parce qu'une fois de plus, toutes les occasions sont bonnes pour réagir par l'anathème et le soupçon a priori. Je vous ferai remarquer que ce fil a commencé avec les "bonnes nouvelles" de Timide par moments... et bien sûr, au lieu de se réjouir, crac, "oh la la je crains le pire"... Ben voyons. Notre Pape essaie de remettre de l'ordre, peine perdue, de ttes façons il ne trouvera jamais grâce aux yeux de la Mésange, de la FSSPX etc. Ce sera forcément mauvais ou, mot magique qd on n'a pas gd chose à dire : "ambigü". C'est manifestement de votre part une politique délibérée, devenue seconde nature, de dénigrement systématique qui, au lieu de contribuer à faire évoluer l'Eglise dans le bon sens, lui fait plus de mal que de bien, vous fait à vous-même plus de tort qu'à l'Eglise, et fait plus encore plus de mal à la Tradition qu'à vous !
Alors moi j'vous dis : continuez comme ça, et il n'y aura pas d'œcuménisme avant longtemps avec les "frères séparés" que vous êtes ! Et je ne sais pas quel âge vous avez, mais si je peux me permettre un humble conseil, c'est de jeter un coup d'œil sur ce qui se passait il y a 20 ou 30 ans dans notre Eglise, et vous verriez alors que l'heure est à l'Espérance, plus que jamais, et à la confiance en notre Pape, plus que jamais aussi. Vous ne savez peut-être pas à quel point on revient de loin. Et pour en finir avec l'œcuménisme, juste une image en reprenant l'exemple des "filles-mères" évoquées dans le fil sur le film Magdalene Sisters. D'abord il ne faut pas faire semblant d'ignorer qu'à une époque pas si lointaine, les dites filles-mères étaient qd même souvent traitées comme des traînées. Admettons que nous ayons le cas dans notre famille (ciel ! horribile dictu !), quelle attitude l'amènera le plus facilement à "se repentir de son péché" et à "embrasser la vraie foi" ? Celle qui consiste à l'entourer d'aide, d'amour, de compréhension et à montrer soi-même un exemple attirant de charité évangélique ? Ou celle qui consisterait à lui répéter tous les jours qu'elle a péché, qu'elle est dans l'erreur et qu'il faut qu'elle abjure dare-dare ? Ou encore celle qui consiste à la laisser dans sa m*rde, à refuser de la revoir, ou à ne la recevoir qu'en lui faisant sentir que c'est un honneur immérité pour elle et qu'on n'acceptera de lui faire un sourire que lorsqu'elle se sera jetée à genoux pour implorer notre royal pardon ? Alors, l'attitude qui consiste à la traiter comme une coupable contagieuse, ou comme une sœur en détresse ? Et vous-mêmes, si vous avez un protestant dans votre famille ou parmi vos amis et qu'il y des réunions, repas et autres, lui faites-vous à chaque fois un cours de théologie, ou mettez-vous dans votre poche ce qui vous sépare pour ne vous souvenir que de ce qui vous rapproche ? Refuseriez-vous de prier avec lui s'il vous le proposait ? Ne pensez-vous pas que s'il vous aime bien, vous apprécie, a de l'estime pour l'exemple que vous donnez, cela favorise davantage une éventuelle conversion ultérieure que si vous l'ignorez ou polémiquez sans cesse avec lui ?
Et si vous laissiez tomber, cinq minutes, la Raison, pour écouter l'espérance du Cœur sans aussitôt l'étiqueter "sentimentalisme" ?
Je souhaite sincèrement que la joie de l'Espérance vous embarque un jour.
Françoise
PS : on est toujours l'hérétique de quelqu'un.
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