en disant cela, vous venez :
1) d'abjurer la foi catholique, que vous semblez ignorer. Vous avez proféré un énoncé du plus pure libéralisme protestant.
2) votre "catholicisme", si vous en avez, le cède entièrement à votre libéralisme. En effet, quand vous dites : " Le dogme de l'infaillibilité pontificale a été proclamé par Pie XI qui voulait se rassurer face à la montée du "modernisme .... Ce dogme, purement politique, a éloigné davantage les autres Communautés Chrétiennes. En plus, on s'en était passé pendant dix-neuf siècles ! Pie XI a eu peur que l'Eglise devienne une "République" et s'est protégé en renforçant le "pouvoir" du Pape", vous le prouvez.
Je présume que vous vouliez écrire Pie IX.
Remarquez que l'Église défini un dogme quand il devient nécessaire de le faire. Ainsi, même si elle n'a jamais été proclamée et définie solennellement, l'Infaillibilité pontificale n'en régissait pas moins l'Église depuis plus de 19 siècles. D'autorité scripturale, c'est au Bienheureux Pierre, et par lui à ses successeurs que NSJC a donné le pouvoir des clés, pas à une "République". Et tant pis si la décadence de l'époque fait en sorte que le Saint-Siège demeure le dernier pouvoir autocratique de droit divin.
Pie IX ne voulait pas tant se "rassurer" face au modernisme (ce serait un anachronisme, le modernisme étant un phénomène plus tardif) que protèger l'Église des erreurs du libéralisme et du naturalisme. Il va de soi que vous vous y opposiez.
la Seule vraie foi n'est pas un concours de popularité. L'obstacle principal pour la réunification des "autres communautés chrétiennes" ne tient pas particulièrement au pouvoir absolu du pape, mais bien plutôt à des questions de doctrine. Or, l'Église catholique reste la seule détentrice du dépôt intégral de la foi, à elle confié par son fondateur, NSJC, et toute entente avec des sectes hérétiques serait au mieux un grave compromis doctrinal.
Si la majorité des catholiques de tous temps a souhaité la réparation de la tunique sans couture, si elle a prié pour que cela advienne, dans son esprit, il ne pouvait s'agir que du retour des brebis égarées à la Vérité cartholique. Seules des coteries de "petits théologiens subversifs", pour utiliser l'heureuse expression de Justin P., et les milieux perclus de libéralisme qui les ont supportés pouvaient trouver du bon à une "réconciliation" de type oecuméniste telle que pratiquée depuis le funeste concile Vatican II. Ils ont beau aller en proclamant que "le peuple chrétien le réclamait", nous ne sommes pas obligés de les croire.
Une dernière chose : les libéraux avancent des motifs religieux à des fins politiques, mais quand le Bienheureux Pie IX usait de motifs politiques, il le faisait à des fins religieuses. Penser que Pie IX a proclamé un dogme aux seules fins de s'accrocher aux pouvoir relève de l'ignorance crasse. Il faudrait peut-être que vous prissiez vos informations ailleurs que dans l'égoût anti-catholique.
In Christo,
PGM
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