quand je dis bourgeois, sans majuscule (on n'en met pas à un nom commun) c'est par opposition à paysan.
Le bourgeois habitant la ville, le paysan la campagne.
Le paysan a plus de bon sens que le bourgeois parce qu'il mène une vie plus complète, dans la mesure où il se suffit quasiment à lui-même.
Tout ceci n'est plus vrai maintenant car les paysans n'existent plus, à part les vieux de plus de 70 ans, les derniers vrais paysans qui se chauffent au bois et n'ont toujours pas l'eau chaude.
Les paysans modernes sont de grossiers personnages prêts à tuer père et mère pour acheter un hectare à cultiver en maïs pour avoir les subventions.
J'ai fait mes études dans une école catholique au milieu de tous les bourgeois de ma ville : filles de notables, familles aisées etc... J'en revois certaines, toujours très pieuses, prenant sans cesse des mines confites. Mais ne m'adressant pas la parole, depuis 20 ans qu'on se connait. Parce que je ne suis pas du même milieu.
Celà dit, je les comprends, je fais pareil avec des milieux plus bas que le mien. Mais ce qui m'énerve avant tout, c'est que ce sont des gens purement intellectuels, qui ont tout dans la tête et rien dans le corps. Empotées comme des marmites, elles ne savent que faire le ménage et les gosses. Et ça, ça m'énerve parce qu'on m'a appris qu'homme ou femme, la vie est dûre et il faut savoir se débrouiller dans tous les domaines. La religion n'entre pas en compte là-dedans. La caricature de la tradinette/fée du logis me met hors de moi. Je ne supporte pas les minauderies. Et je supporte encore moins qu'on prenne la religion comme prétexte aux minauderies.
Voilà, maintenant que je me suis bien énervée je vais penser à autre chose.
Cécile des bois. |