Sur deux points parmi d'autres ( je pense qu'ils sont significatifs), il y a des choses graves. Je relève que l'auteur tend à nier la continuité de l'Eglise en établissant une rupture entre Vatican II et les textes antérieurs. C'est une théologie mal ressassée: surement un étudiant en théologie, un peu cultivé, qui a trouvé de quoi se justifier.
_ Sur la loi de gradualité: Le pécheur que je suis, prisonnier de ce bas monde, ne comprend pas ce fatras. J'ai beau ne pas tout respecter, je ne nie pas pour autant le bien-fondé de nos lois. Je pense que le péché existe et que l'on ne peut pas tout justifier. Nous devons appliquer du mieux que nous pouvons ce que l'Eglise nous propose, même si fatalement, Elle est obligée de tolérer nos déviances. Les déviances relèvent non d'un droit, mais de notre libre arbitre, de notre péché. Inutile de s'enfoncer dans les élucubrations. Pour etre honnête, je dirais qu'il n'y a jamais eu de respect total des lois de l'Eglise: toute époque charrie des violations plus ou moins flagrantes. "En clair, cela signifie que nul n'est tenu d'appliquer immédiatement et dans son intégralité la norme morale proposée par le magistère de l'Église, s'il se juge incapable de la respecter ici et maintenant. L'important, dans ce cas, est de reconnaître la valeur de la norme, de vouloir la vivre pleinement le plus tôt possible, et de prendre les moyens concrets naturels et surnaturels pour s'en rapprocher." Respectait-on davantage les lois de l'Eglise dans le passé que dans le présent ? L'homme n'est-il pas par définition réticent ? L'homme est ainsi.
_ sur la présomption de faillibilité qui dilue toute doctrine solide: L'infaillibilité du magistère est une exception. C'est franchement grave, car qu'en est-il des promesses du Christ faites à Pierre ? Comment aurait-il pu la laisser prospérer en la noyant immédiatement dans l'erreur, en ne lui donnant aucune garantie ?
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