DICI est l'agence de presse de la FSSPX. Il est normal qu'elle relève les erreurs qui accréditent la position de la FSSPX et force est de reconnaître qu'elle n'a pas à se donner beaucoup de mal. Maintenant, si cette lecture vous ennuie ou vous ruine la santé, vous pouvez passer à autre chose.
Un élément à ne pas perdre de vue : le concile Vatican II reste un concile pastoral. C'est le seul concile qui n'a pas défini de dogme, ni pronocé de condamnations. Le fait de relever sans cesse les erreurs du concile ne doit pas le faire oublier. Il n'y aura sans doute pas de repentance pour Vatican II car l'Eglise n'a pas à en faire ( malgré les démarches récentes ) mais le seul avenir de cette erreur historique est de tomber dans les oubliettes de l'Histoire..."Le concile Vatican II ? C'est quoi ?".
Ce qui se passe aujourd'hui est révélateur et dramatique : les papes "conciliaires" s'accrochent à ce qui bouge encore. Hier Paul VI reconaissait les charismatiques, aujourd'hui Jean-Paul II jette des fleurs aux Foccolari. Dans les deux cas, ils n'ont pas le choix : les structures ecclésiales, à proprement parler, sont sinistrées. Les ordres religieux agonisent dans le modernisme ou la sénilité ; les paroisses sont en train de se diviser par trois ou par quatre...Il suffit d'aller sur le site du diocèse de Toulouse par exemple, il y a des prêtres responsables de 40 ( quarante ) paroisses !!!! La Curie est bien obligée de chercher autre chose. Le problème étant que cet autre chose est largement dirigé par des laïcs et comporte un risque non négligeable sur le plan doctrinal.
Les débats sur Vatican II comme on peut les voir sur la chaîne KTO, par exemple, sont révélateurs : 2 évêques, 2 théologiens et quelques journalistes s'extasient sur le "formidable évènement du concile", qui "a donné un siècle d'avance à l'Eglise", j'en passe et des meilleures...Bref, ces gens vivent dans un monde virtuel. Deux solutions : - ou ils sont complètement ignorants de la situation sur le terrain, i.e, le remodelage, les chiffres catastrophiques des vocations, la déchristianisation quasi-totale des jeunes, l'apostasie immanente répandue chez les laïcs comme chez les clercs, etc... - ou nous avons affaire à des idéologues. Et il est inutile de discuter avec eux, puisque de toute façon, le concile devient une fin en soi, un idéal indépassable et que la Foi ( laquelle ? ) passe au second plan. C'est le discours : "avant, il y avait plus de catholiques, mais c'étaient des hypocrites ....".
Les commentaires de DICI sont peut-être durs à entendre ou répétitifs ( à qui la faute ? ), mais ils sont nécessaires. |