Hier le curé me parle tout bas, dans un côté de la basilique, en me disant : "Des gens se sont plaints à ton sujets". En réalité, c'est une religieuse très influente sur la paroisse, moderniste convaincue et anthropocentrophile avec qui j'ai eu une discussion plus ou moins orageuse dimanche dernier. En effet, à cette messe nous avions chanté deux pièces du Kyriale (un petit Sanctus et un petit Agnus, ceux de la Messe VIII) ainsi qu'un cantique traditionnel catholique (Nous voulons Dieu). Comme cette religieuse déteste le latin (pour elle, on ne le chante que dans les monastères) et toute trace de tradition, je lui ai prouvé que nous ne faisions qu'obéir à l'Eglise, au Pape et au Concile. Mais cette religieuse est de l'espèce la plus coriace, dont l'intellect est complètement bloqué par cette hérésie purulente qu'est le modernisme (que Dieu lui pardonne mais elle est soumise moralement à cette doctrine perfide). On a beau leur montrer les preuves ces personnes s'en fichent : pour eux, il faut faire table rase de "l'avant-Concile" (car elles n'ont rien compris au concile en vérité : exemple : Sacrosanctum Concilium). Leur religion, leur pseudo-catholicime, c'est la foi en l'homme, centrée sur l'homme, où on parle que de l'amour de Dieu, un amour rabaissé à échelle humaine, naturaliste, sans intérêt ni aucun respect. Le culte de l'homme, ces personnes veulent l'imposer contre le culte de Dieu. C'est terrifiant ! C'est ainsi que cette religieuse, qui n'est pas de ma paroisse d'ailleurs (qu'a-t-elle à jaser par ses inclinations concernant une liturgie qui ne la concerne pas), est aller rapporter au curé que j'imposai mes idées, que j'étais pour restaurer l'avant-Concile, etc. etc. Du fiel, du poison, une religieuse en plus qui vomit un tel poison ! C'est à n'y rien comprendre. Mais je lui pardonne, la pauvre. Car son esprit est incapable de fonctionner... Toujours est-il qu'elle a voulu me balancer d'en haut la roche Tarpéienne, mais je résisterai, car c'est l'Eglise que je défends, la "Mater et Magistra" contre laquelle "portae inferi non prevalebunt". |