Merci de votre réponse
Nous ne sommes pas sur le même plan. J'admets parfaitement votre réponse. Mais en la matière, il ne s'agit pas tant de tolérance (au sens ancien) que de "crédit d'intention" (l'opposé du procès d'intention).
Quand on veut trouver une hérésie dans une formule, quelle qu'elle soit, on peut. Si donc, placé face à un discours qui m'est inhabituel, je cherche à le démolir, je vais y arriver sans problème. C'est d'ailleurs assez rigolo et jouissif (je trouve). Mais ça ne peut que braquer, et certainement pas amener à se corriger. Mais si, prenant en considération la personne qui se trouve derrière le texte, je cherche à lui faire préciser assez ce qu'elle dit, supposant a priori qu'elle n'est pas hérétique - jusqu'à preuve formelle du contraire - j'ouvre la possibilité d'un dialogue qui peut peut-être se terminer par la conclusion fondée que nous ne partageons pas la même foi ( ce qui serait dommage)... ou, beaucoup plus probablement, que le texte qui m'est présenté a, pour un certain contexte, une certaine valeur. Et que le vocabulaire qu'il emploie nécessite une sorte de traduction culturelle. Je reviens à une de mes marottes : le mot "sacrifice" : les tradis disent "la messe NOM n'est plus un sacrifice". Bon ! Mais que dites vous, quand vous dites sacrifice ? Sacrifice offert par qui, pour qui,pour satisfaire qui ? Nous pourrons nous accorder - ou pas - sur la simple formule "la messe est un sacrifice" - mais il faudra bien se metre d'accord sur ce que nous mettons derrière... et pour cela, que je fasse l'effort de comprendre les mots que vous employez, qui remonteront probablement aux définitions du Concile de Trente, pour voir ensuite quelles ont été les conditions de production de ces mots, ce qu'ils signifient exactement dans un langage plus moderne... et constater l'accord ou le désaccord.
Et si nous entrions dans la profondeur du débat qui, malheureusement, sa cache derrière des mots qui hérissent et empêchent de se parler, les choses avanceraient peut être. Enfin j'espère.
Cela dit, ce forum ne me paraît pas être le lieu idéal pour cela, justement parce que l'écrit permet de trancher (et même de pourfendre) avant d'avoir entendu l'autre, entendu pourquoi ce qu'il dit me choque, ce que peut être je ne comprends pas. Une maïeutique orale s'y prêterait sans doute mieux.
Cela dit, rassurez vous : avec les musulmans, je retse persuadé que ce processus mène à la conclusion que nous n'avons pas la même religion. Mais, en l'espèce, il ne s'agit pas d'eux, mais de l'unité de l'Eglise catholique.
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