| Auteur : Orgue (193.253.185.xxx) |
| Sujet : Re : point par point (à orgue) |
| Date : 2002-09-10 20:51:33 |
Comme je n'ai rien d'autre à foutre, je vais m'amuser à vous répondre.
"La réponse sur Gn 2.7 doit vous satisfaire. "
Si on regarde les paroles présentes dans le cantique, nous avons ceci: "Dieu l'a travaillé au souffle de l'Esprit"
Permettez-moi de rappeller la définition de "travailler" qui nous intéresse ici:
"Soumettre quelque chose à une action, façonner."
Donc, si l'on s'en réfère au texte du cantique, on nous apprend que Dieu a façonné l'Homme au souffle de l'esprit.
Or, dans Gn 2.7 on nous apprend ceci: "Gn 2.7. Alors Yahvé Dieu modela l'homme avec la glaise du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie et l'homme devint un être vivant."
On nous apprend dans la genêse que Dieu a façonné l'Homme avec de la glaise, et que la référence au souffle concerne uniquement le souffle de la vie et non pas la modélisation à propremment parler de l'être humain.
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"Vous n'avez pas compris la grammaire du texte. "LORSQUE nous n'avions ni forme ni visage, son amour nous voyait libre comme lui" : comprenez : "quand nous n'étions pas encore créés, Dieu avait déjà le projet de notre création et de notre salut". "
Cette métaphore est trop ambigüe pour pouvoir être acceptée. Il faut être clair et l' auteur aurait très bien pu écrire: "Lorsque nous n'étions pas encore créés", en faisant une diérèse sur "lorsque" ou "étions", au choix, le rythme est tout à fait respecté. L'ambiguité n'est pas permise dans ce genre de situation, et je maintiens ce que je dis, à savoir que les paroles d'origine sont à la limite de l'hérésie.
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"1. Il n'y a pas écrit "haine de classe", mais "injustice" : vous préjugez 2. et relisez donc Isaïe 58 : l'injustice concerne parfois un peu l'AT. Ne vous en déplaise."
1. Mea culpa, c'est lutte des classes au lieu de haine des classes. Certes, il est vrai que j'extrapole un peu, mais c'était tentant . Quoi qu'il en soit, si on reprend le texte initial, on a ceci: "Haine et mort se sont liguées pour l'injustice", je ne vois pas en quoi la mort contribue-t-elle à l'injustice ?
2. Concernant Isaïe 58, il faut remettre dans le contexte de l'époque. On ne peut pas s'amuser à utiliser des référencers du XX ème siècle pour illustrer un texte aussi ancien.
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"On dit aussi dans l'évangile "quand l'heure fut venue" et aussi "ce n'est pas encore mon heure" (aux noces de Cana, je crois)... mais comme là c'est du St Jean vous ne parlerez pas de minuteur... "
Permettez-moi tout d'abord de redonner la citation initiale "Quand ce fut le jour et l'heure favorable", ainsi que la définition de favorable: "Qui est à l'avantage de quelqu'un, propice, bénéfique pour quelquechose". Vos références sont justes, mais aucune des deux ne contient le mot "favorable" qui a une importance capitale. Peut-être pourriez-vous m'apporter un nouvel éclairage suite à l'élément que je viens de mentionner ?
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"Ayez l'obligeance de dire "je ne comprends pas" : la consécration du monde à Dieu passe par la croix du Christ, mais aussi par la croix que chacun porte "celui qui veut être mon disciple, qu'il renonce à lui même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive" "
Je suis désolé pour mon hypocrisie et mon outrecuidance.
Concernant ce que vous dites, ce n'est pas entiérement vrai: n'oubliez pas Fatima, où la Sainte Vierge a dit: "Afin de les sauver [les âmes pécheresses], Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé" ainsi que: "Je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la Communion réparatrice des premiers samedis", Louis XIII qui a consacré le royaume de France à la Sainte Vierge le 10 décembre 1637, etc... La Sainte Croix est un moyen de parvenir à la Consécration, mais ce n'est pas le seul. Ommettre les autres moyens de Consécration vise à propager l'hérésie et surtout l'ignorance.
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"Vous n'avez encore pas compris : tous ne répondront pas à "allez par toute la terre..." (finale de St Mathieu ou de St Marc ? je ne sais plus)"
Je me suis trompé... Errare humanum est... Ca y'est, vous êtes content ?
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"Votre dérision voudrait me clouer le bec ; le mépris qui s'en dégage me fait me demander ce que je fais ici. "
J'attends que vous me prouviez que ce qui est dit à la messe est parfaitement conforme, valide. J'attends que vous me prouviez que les chants liturgiques modernes n'ont pas (pour la plupart) des musiques douteuses, avec des rythmes saccadés innapropriés à la prière, des paroles frisant l'hérésie, des intérêts mercantiles.
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"Là, il faudrait un vrai débat. La liberté chrétienne (qui n'est pas l'autonomisme moderne de l'individu), ça ne vous dit rien ?"
Si vous abordez la liberté au niveau de la liberté religieuse, il faut faire attention à l'apostasie qui est le piège de base. Sinon, je vous demande de m'éclairer quand à ce que vous avez voulu dire.
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"Une dernière chose, pour laquelle il faut que je vous remercie : je viens de comprendre ce qu'ont subi les tradis quand on leur a dit que toutes leurs dévotions ancestrales genre chapelet c'était n'importe quoi. Il est extrêmement dur de s'entendre dire par un co-réligionaire qu'un texte qui a nourri sa propre prière est à jeter à la poubelle."
Le chapelet est toujours dit chez les conciliaires. Dire que c'est n'importe quoi relève de l'hérésie (cf Fatima, Lourdes). Le chapelet n'a rien à voir avec les textes modernes et, pour la plupart, dénués de sens des chants liturgiques. Si vous arrivez à prier avec des choses qui n'ont aucune validité avérée, vous forcez mon admiration. Mais ne venez pas pleurer si vous vous apercevez un jour que ce que vous avez l'habitude de dire s'avère cen grande partie faux. |
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