L'affaire di Falco (suite) par Marion Festraëts
L'affaire di Falco rebondit: Marc, qui avait accusé le prélat d'abus sexuels il y a quelques mois, persiste et se constitue partie civile
Nouvelle procédure contre Mgr Jean-Michel Di Falco : l’évêque fait de nouveau l’objet d’une plainte, cette fois avec constitution de partie-civile, de la part de Marc, dont nous révélions en mars le témoignage (lire l'article). Cet homme de 41 ans, qui dit avoir été agressé sexuellement et violé à de multiples reprises de 1972 à 1975 par l’écclésiastique, a déposé cette plainte le 2 juillet. Cette nouvelle procédure devrait entraîner la désignation d’un juge d’instruction et l’ouverture d’une nouvelle enquête.
L’avocat de Marc, Maître Jean-Baptiste Moquet, entend toujours faire évoluer la jurisprudence en matière de prescription concernant les abus sexuels commis sur des mineurs de moins de 15 ans. Il s’appuie sur une jurisprudence existant en matière d’abus de biens sociaux, faisant courir le délai de prescription à compter du jour de la révélation des faits. Pour Marc, la prise de conscience tardive de son statut de victime, au début des années 90, constituerait le point de départ de ce délai de dix ans. |