Accessoirement connaissez-vous une apparition reconnue qui ait été auparavant condamnée pendant
20 ans:
Comment pouvez-vous affirmer qu'il y a condamnation, lisez attentivement le texte officiel ci-dessous; on y trouve aucune condamnation déclarée par l'Eglise.
Allez à Medjugorje et ensuite donnez votre appréciation.Parlez-nous des Franciscains qui sont la-bàs depuis si longtemps, du Père Jozo emprisonné et martyrisé par les communistes pour avoir pris fait et cause pour les voyants.
Est-ce que vous doutez de la foi des franciscains.
Savez-vous qu'au monastère de Sirokibrieg à la prise de pouvoir par les communistes plusieurs moines franciscains sont morts martyrs pour leur foi catholique et brulés dans des fours du monastère.Face à cette foi jusquà la mort vous n'avez que des arguments théologiques,cela me rappelle le célèbre procès ou l'évèque Cauchon à la solde de l'occuppant n'hésita pas à condamner à mort une jeune fille de 19 ans:Jeanne la Pucelle de Domrémy.
MISE AU POINT DU VATICAN SUR MEDJUGORJE
Enfin, une page est tournée dans le « dossier Medjugorje » ! Les fidèles Catholiques connaissent désormais la position de l'Eglise sur Medjugorje. En effet, le Vatican vient d'écrire la lettre la plus claire sur le sujet depuis le début des apparitions.
Monseigneur Aubry (qui donne son témoignage en Préface de ce livre) écrivit en janvier 1998 au Cardinal Ratzinger pour lui soumettre des questions fondamentales quant à l'attitude pastorale à adopter face à Medjugorje. On savait que
- l'Ordinaire de Mostar n'était plus en charge du dossier depuis 1986 ;
- l'Eglise se référait à la Déclaration de Zadar (1991) ;
- tout fidèle pouvait se rendre à Medjugorje en pèlerinage privé ;
- l'Eglise n'avait pas émis de jugement définitif et restait ouverte à de plus amples études 1.
Mais tant que ces éléments n'étaient pas écrits noir sur blanc par la plus haute instante de l'Eglise, certains opposants de Medjugorje prétendaient qu'obéir à l'Eglise était nier les apparitions et cesser les pèlerinages.
Voici dans son intégralité la réponse du Vatican (transmise peu après à tous les évêques de France par voie officielle).
CONGREGATIO
PRO DOCTRINA
FIDEI
Cité du Vatican, Palais du St Office
Le 26 mai 1998
A Son Excellence Mgr Gilbert Aubry,
Evêque de Saint-Denis de la Réunion
Excellence,
Par lettre du l" janvier 1998, vous soumettiez à ce Dicastère diverses questions concernant la position du Saint-Siège et de l'Evêque de Mostar à propos des dites « apparitions » de Medjugorje, des pèlerinages privés et du soin pastoral des fidèles qui se rendent dans ce lieu.
A cet égard - tandis que je considère impossible de répondre à chacune des demandes faites par votre Excellence - je tiens avant tout à préciser que ce n'est pas l'usage du
Saint-Siège d'assumer, en première instance, une position propre vis-à-vis de supposés phénomènes surnaturels. Ce Dicastère, pour cela, en ce qui concerne la crédibilité des « apparitions » en question, s'en tient simplement à ce qui a été établi par les Evêques de l'ex-Yougoslavie dans la déclaration de Zadar du 10 avril 1991: « ... sur la base des investigations jusqu'ici conduites il n'est pas possible d'armer qu'il s'agisse d'apparitions ou de révélations surnaturelles ». Apres la division de la Yougoslavie en diverses nations indépendantes, il appartiendrait maintenant aux membres de la Conférence Episcopale de la Bosnie-Herzégovine de reprendre, éventuellement, en examen le cas, et d'émettre, le cas échéant, de nouvelles déclarations.
Ce que S. E. Mgr Peric a affirmé dans une lettre au Secrétaire Général de « Famille Chrétienne », dans laquelle il a déclaré : « ma conviction et position n'est pas seulement 'Non constat de supernaturalitate - mais également celle 'constat de non supernaturalitate' des apparitions ou révélations de Medjugorje », doit être considéré expression d'une conviction personnelle de l'Evêque de Mostar, lequel, en tant qu'Ordinaire du lieu, a toujours le droit d'exprimer ce qui est, et demeure, un avis qui lui est personnel.
En ce qui concerne enfin les pèlerinages à Medjugorje qui se déroulent de manière privée, cette Congrégation retient qu'ils sont permis à condition qu'ils ne soient pas considérés comme une authentification d'événements en cours et qui demandent encore un examen par l'Eglise.
Espérant avoir donné une réponse satisfaisante au moins aux principales questions posées par vous-même à ce Dicastère, je vous prie, Excellence, d'agréer l'expression de mes sentiments les plus dévoués.
Mgr Tarcisio Bertone
(secrétaire de la « Congregatio » présidée par le Cardinal Ratzinger)