Extrait de la conclusion de Raffard de Brienne dans le bulletin Lectures et Tradition n°101 (mai-juin 1983)intitulé : "Lex orandi, lex credendi" (la loi de la prière détermine la loi de la croyance):
"Dernière objection enfin : " J'ai un bon curé, il dit la Nouvelle Messe très dignement, avec même un peu de latin ; je dois y assister pour l'encourager ". Sans doute est-ce un bon prêtre, mais il faut considérer, non ce qu'il conserve, mais ce qu'il a abandonné. L'encourager dans ce qu'il conserve, c'est plus encore l'encourager dans ses abandons que compléteront immanquablement les abandons de ses successeurs.
C'est aussi justifier la dérive de la Nouvelle Messe et, par là, ses pires excès. C'est retarder la renaissance de l'Eglise.
N'oublions pas que toute révolution a besoin d'une aile modérée pour faire progresser dans son sens les gens que l'aile avancée effraie ou rebute et à qui, par contraste apparent avec l'excès de mouvement comme avec le rejet difficile de ce mouvement, cette aile modérée semble un recours rassurant et raisonnable.
Ces bons prêtres, il faut les encourager à revenir pleinement à la Tradition et notamment à la Sainte Messe. Et les encourager dans ce sens, c'est éventuellement les quitter ostensiblement. Il ne nous appartient certes pas déjuger les raisons de leur apparente timidité, mais on peut tenir pour assuré que bien des bons prêtres reviendraient à la Messe de leur ordination s'ils se savaient soutenus par un grand nombre de laïcs. La responsabilité des laïcs est immense dans ce domaine, comme il en fut au temps de l'arianisme."
Bien d'accord avec vous, mon cher Bertrand.
In Christo.
Michel