Un récent numéro du Sel de la Terre tente justement de ré
ondre à cette question du sedevacantisme, de manière assez calme et posée d'après mes souvenirs.
Le sedevacantisme recouvre une rélité assez large, et c'est ce qui fait sa complexité (comme l'a déjà souligné Monsieur Hoswald). En théorie cependant, la chose est simple : « sedevacantisme » signifie « siège vacant », le siège concerné étant celui de Pierre. Tout sedevacantisme considère donc le siège de Pierre comme actuellement vacant.
Ceci étant posé, il faut d'abord distinguer entre les différentes formes de vancances, plus ou moins subtiles : le pape n'est-il tout simplement pas pape, et pourquoi ?, ou est-il pape matériellement mais pas formellement [ce qui, soit dit en passant, n'a aucun sens], et depuis quand (les plus radicaux remontent déjà à Pie XII) ?
Ensuite, il faut distinguer entre les différentes conclusions pratiques qu'on peut en tirer : faut-il élire un nouveau pape pour remplacer celui, illégitime, qui trône à Rome, comme le font les plus « 
erturbés » ou simplement attendre que Dieu résolve la crise (ce qui s'accompagne d'un travail plus ou moins « hargneux » de pourfendeur d'hérésie).
Dans tous les cas, c'est un phénomène complexe par l'étendue de la rélité qu'il recouvre. Les personnes qui se réclament du sedevacantisme ne sont pas tous de doux dingues, mais tous méritent notre compassion et nos prières, car ils me semblent être parmi les plus grandes victimes de cette crise moderne.
J'ajoute que le sedevacantisme ne consiste pas « simplement » à désobéir au pape.
In Christo.
Frédéric Ronga