Relisons ce que dit le catéchisme de l'Eglise Catholique au n°892 : " L'assistance divine est encore donnée aux successeurs des apôtres, enseignant en communion avec le successeur de Pierre, et d'une manière particulière, à l'évêque de Rome, Pasteur de toute l'Eglise, lorsque, sans arriver à une définition infaillible et sans se prononcer d'une "manière définitive", ils proposent dans l'exercice du Magistère ordinaire un enseignement qui conduit à une meilleure intelligence de la Révélation en mati0ère de foi et de moeurs. à cet enseignement ordinaire, les fidèles doivent donner "l'assentiment religieux de leur esprit" ( LG N°25 ) qui, s'il se distingue de l'assentiment de la foi, le prolonge cependant."
On focalise notre réflexion trop souvent sur la question de l'infaillibilité, en en faisant une condition pour recevoir un document du magistère.
C'est oublier que même en dehors du cas où l'infaillibilité est engagée explicitement, le magistère ordinaire doit être reçu, car il jouit de l'assistance divine.
Vatican II n'a pas voulu définir de nouvelles doctrines de manière définitive ou infaillible ( on parle effectivement de "concile Pastoral", même si à mon avis cela ne signifie pas que c'est le contraire d'un concile "doctrinal", car la pastorale s'appuit sur la doctrine et s'en nourrit). Il n'en reste pas moins que c'est un acte du magistère ordinaire, devant être reçu de tous les fidèles "dans un assentiment religieux des esprits". Ne dévalorisons pas, comme les progressistes, l'autorité du magistère ordinaire.
Union de prière.
abbé PH