Quand j'écris "les catholiques ne connaissent plus", c'est par un procédé rhétorique qu'utilise notre Seigneur en répondant aux envoyés de Jean : "Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu: les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres". Et pourtant tous les sourds ne furent pas guéris, ni tous les boiteux, ni tous les aveugles, de même que tous les morts ne ressuscitèrent pas. Mais notre Seigneur prit la partie pour le tout, suivant ainsi l'expression commune.
De même sommes-nous en droit de nous lamenter : "et maintenant, ils crachent sur les candidats à la présidentielle et brûlent les synagogues", alors qu'en fait,un seul de nos candidats fut l'objet de leurs outrages humides, et que toutes les synagogues ne sont pas réduites en cendres. Un palestiniste pourrait également s'indigner, le keffieh en colère : "ces salauds tirent même sur les prêtres", alors que la plupart de nos religieux jouissent d'une santé florissante en Israël.
Saint Augustin utilise le même artifice pour régler l'apparente contradiction entre les évangéliste au sujet des moqueries "des" larrons, ou d'un seul larron.
Vous reconnaîtrez le lecteur attentif du "De Consensu evangelistarum".
Bien amicalement