Et oui, cher SOMBREVAL, j'ai le sentiment que vous amalgamez des notions qui ne me paraissent pas de la même importance et qui ne représentent pas le même enjeu...
Que la débauche soit une chose belle ou une chose laide, lorsque je suis confronté à une fille appétissante et peu farouche, ça m'est complètement égal et je suis prêt à être le chacal que vous décriviez sans me soucier de ce qui est "vulgaire" ou "grossier"...
Que cette débauche soit une chose bonne ou une chose mauvaise ne me trouble pas non plus outre mesure car la notion du bien peut être très relative selon les points de vue... et l'étreinte de ce genre de créature est généralement fort agréable, donc "bonne"...
En revanche, la question que je vais me poser, c'est de savoir si mon attitude luxurieuse va être vraie ou fausse, c'est à dire conforme ou non à la réalité transcendante voulue par Dieu. Jésus-Christ n'a pas dit "Je suis la Voie, le Bien et la Vie" mais "Je suis la Voie, la Vérité et la Vie".
Le Bien et le Mal sont des notions aussi peu fiables que le Beau et le Laid et, les aurait-on un tant soit peu clarifiées, elles ne sont toutes deux ni motivantes ni déterminantes comparées aux délices de la chair.
En revanche, la Vérité est un absolu sans lequel la vie n'a aucun sens, aucun intérêt, aucun but, aucune justification.
Le magistère de l'Eglise n'est pas une morale, c'est l'expression de la Vérité appliquée à la vie des hommes.
La chasteté est une pratique de Vérité pas une pratique "bonne" ou "belle". Et une pratique difficile à suivre, comme tout ce qui a trait à la Vérité... "Prends ta croix et suis moi"...