C'est une question de langage, ou de définition.
Mais là, justement (à propos d'hérésie dominante), vous touchez un problème capital qui relève de ce que l'on appelle la pastorale (on y a convoqué un concile...), ou de manière plus laïque "la communication". Ce n'est pas la même chose de juger du "péché", en effet, ou d'interpréter (voire simplement comprendre) les déclarations du magistère ou plus modestement des pasteurs. Remarquez, cependant, que le défaut d'argument anvancé plus haut relève de la prétention à généraliser à partir d'une exception ou deux, et non de la généralistation que l'on prétendrait être exceptionnelle, ce qui est l'exact contraire... et revient au même (à développer...)
La compréhension du message (et l'interprétation généralisée du message) devrait être un élément capital dans la formulation du message, pour qui a le souci d'être compris. Ainsi le contexte dans lequel s'inscrit la vérité à dire suppose une formulation adaptée, ce qui ne veut pas dire amoindrie ou lacunaire (comme l'entendent généralement les modernistes) mais justement d'autant plus précise et explicite que le contexte l'exige!
Dans un contexte ou l'interprétation dominante est infléchie par le syncrétisme universel (par exemple) il ne suffit plus d'une déclaration isolée pour redresser une hérésie telle que le relativisme religieux, mais bien une prédication "à temps et à contre-temps" et sans relâche ni ambiguité.
De même, face à un texte qui serait objectivement ambigu (permattant honnêtement deux - ou plus - interprétations exclusives possibles) c'est à la tendance générale (des évêques, de l'Eglise, du monde...) que va profiter l'ambiguité, inexorablement. C'est une question de bon sens.
En fait votre remarque ne fait qu'appuyer le pendant du même vice de forme qu'il m'a semblé juste de dénoncer: généraliser à partir d'un fait unique, ou prétendre exceptionnel et unique ce qui est général.
Oui, il y a aujourd'hui une hérésie dominante, qui de fait n'a pas compris, par exemple, la subtile distinction entre "prier ensemble" ou "être ensemble pour prier"... S'en est suivi toutes les cérémonies les plus hétérodoxes qui ont honoré, à leur manière, le geste unique (?) d'Assise.
Un exemple parmi mille... précisément!
In Christo
Bertrand Décaillet