Je me permet de citer des extraits d'un article recemment publié par DICI:
"Ce texte de Monseigneur BERNARDINI, archevêque de Smyrne en Turquie, a été publié dans l’OSSERVATORE ROMANO en langue française du 26 octobre 1999 ( et repris dans « lettres à nos frères prêtres n° 12)
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2 - A l'occasion d'une autre rencontre entre islamiques et chrétiens, organisée comme d'habitude par les chrétiens, un participant chrétien demanda publiquement aux musulmans présents pour quelle raison ils n'organiseraient pas eux aussi, au moins pour une fois, des rencontres de ce genre. L'immanquable musulman influent présent répondit textuellement: « Pourquoi devrions-nous le faire ? Vous n'avez rien à nous apprendre, et nous n'avons rien à apprendre ».
Un dialogue entre sourds ? C'est un fait que des termes tels que « dialogue », « justice », « réciprocité », ou des concepts tels que « droits de l'homme », « démocratie » ont pour les musulmans une signification complètement différente de la nôtre.
Mais, je crois que ceci est désormais reconnu et admis de tous.
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Mon attitude n'est pas pessimiste, malgré les apparences. Le chrétien ne peut pas être pessimiste, car le Christ est ressuscité et vivant; il est Dieu, à la différence de tout autre prophète ou considéré comme tel. La victoire finale sera du Christ, mais les temps de Dieu peuvent être très longs, et normalement, ils le sont. Il est patient et fl attend la conversion des pécheurs: entre temps, il invite toutefois l'Église à s'organiser et à travailler pour accélérer la venue de son Royaume."