Lu dans l'article : "L’islam est une religion très paradoxale, qui n’a malheureusement pas connu sa “Réforme”, ou sa “Renaissance”, sauf au tout début. Les musulmans n’ont pas eu de chance : quand nous avions notre Moyen Age, ils ont eu leur réforme, et quand nous sommes entrés, au XVIe siècle, dans la mise à distance du religieux, eux se sont enfoncés dans la sacralisation des textes...L’islam, me semble-t-il, va devoir maintenant affronter les terribles épreuves de la réforme et de la critique, qui peuvent se développer à l’intérieur du religieux. Après tout, les protestants sont plus évangéliques que les papistes et l’exégèse biblique a au fond été la matrice de la pensée critique en Occident. Il ne s’agit donc pas de sortir du religieux, mais simplement de faire fonctionner la raison sur le Révélé "
quelles analyses ineptes ! lui qui se targue de dépasser le rationalisme classique, il ressort la vieille distinction entre l'obscurantisme du Moyen-âge et les lumières de la Renaissance et de la réforme (!!! a-t-il jamais lu Luther. En tout cas on peut être sûr qu'il ne connait pas saint Thomas et la scolastique médiévale ). La chance du Christianisme aurait été l'avénement de la Critique. Grâce à l'exegèse il y a pu avoir une " mise à distance du religieux". Ca c'est clair. Le type du chrétien féru d'exegèse,c'est Drewerman. Ce qui est horripilant c'est de voir les chrétiens tout contents de découvrir un "intellectuel" donner une caution à leur religion. Dernièrement il était l'invité principal d'une émission de KTO. Les présentateurs étaient tout fiers de le voir vanter certains aspects du christianisme, genre la valorisation du féminin... Finalement, on a l'"apologiste" qu'on mérite.