Entre le prêtre qui récite le canon à voix haute, tout en respectant scrupuleusement les rubriques du missel de Jean XXIII, et celui qui célèbre sans tenir compte des réformes de Jean XXIII et de Pie XII (je me souviens d'une messe célébrée par un prêtre de la FSSPX où le Confiteor avant la communion était récité), il me semble que le missel de 1962 connaît, à une échelle qui lui est propre, les dérives que subit son cadet de 1969. Bien sûr, les bouleversements ne sont pas aussi brutaux, mais ils prouvent que les célébrants ont aussi du mal à se situer.
Sans contester la nécessité de certains changements (en soi, la récitation du canon à voix basse n'est qu'un usage), ne faudrait-il pas les réglementer ? Il faudrait assurer une certaine prévisibilité dans les célébrations.
Je voudrais aussi savoir qu'est-ce qui relève, aux yeux de la FSSPX, dans la réforme de 1969, d'un développement homogène. En effet, je sais que Mgr Fellay a déclaré que sa fraternité suivait le Code de 1917, mais qu'il acceptait de suivre le Code de 1983 lorsque certaines de ses dispositions relevaient d'un développement homogène. Cette démarche est-elle possible pour la liturgie ? La FSSPX est-elle prête à certaines retouches liturgiques ? Je parle bien sûr de retouches mineures (adoption de certaines réformes de 1965, de certains textes du missel de 1969 comme les préfaces ou les oraisons...) et non d'une adoption in-toto du nouveau missel et de son mode actuel de célébration.