Il y aurait beaucoup à dire des origines de la subversion dans l'Eglise. Ne date t'elle pas déja d'avant, lorsque la charge épiscopale n'était qu'une prébende octroyée aux cadets de la haute aristocratie qui billaient plus par leurs frasques que pour leur piété (cf. Talleyrand, évèque d'Autun)?
Néanmoins le concordat a été la source d'un schisme assez méconnu mais important, puisque certains évèques de l'ancien régime renâclaient à démissionner (source Quid :"Sur 81 évêques non constitutionnels, émigrés en Angleterre, 38 refusent de démissionner en vertu de l'art. III du concordat. 1803-6-4 ils adressent au pape des " réclamations ". 1814 Restauration. Sur les 38 évêques, 16 survivent, 1 s'était soumis en 1812 (Mgr de Bovet), 14 vont se soumettre dont, en 1816, Alexandre de Talleyrand-Périgord (grand-aumônier, archevêque de Reims, nommé cardinal) ; Mgr de La Fare (évêque de Nancy) ; Mgr de Coucy (1766-1824, évêque de La Rochelle, nommé archevêque de Reims) ; en 1818 Mgr de Brou de Vareilles (évêque de Gap). "
Mgr. de Thémines, évèque de Blois refuse de démissionner. Il meurt en 1829, sans ayant sacré de successeur, mais à l'origine cependant de la "petite Eglise", qui subsiste encore. En 1820 le pape avait émis un bref qui dénonçait le schisme. Les fidèles n'ont plus de prètres depuis 1850, mais continuent de prier dans des églises avec les ornements du jour sur l'autel et le missel de 1787. Le catéchisme date aussi du 18e.