Je suis d'accord avec vous sur ce point (et comprends maintenant mieux vos craintes) : un esprit sectaire (au sens étymologique de coupure) trop rigoureux est dangereux. A se croire coupé de Rome on risque par le devenir. De même qu'à vouloir rester « avec Rome » on risque par tomber dans le libéralisme. Plus simplement, c'est le sedevacantisme à « droite » et le modernisme à « gauche » qui menacent les catholiques aujourd'hui, quel que soit leur « choix politique » actuel.
C'est pour cette raison que d'une part je me révolte contre cet affublement de schismatique et d'excommunié (auquel, dans les faits et indépendamment de tout argument th&eaucte;ologique ou canonique, il semble que Rome ne tienne pas non plus), et d'autre part je me réjouis de ce zèle missionaire que je découvre dans ces lointaines contrées chez les prêtre de la Fraternité. Zèle qui les envoie non seulement auprès des laïcs, fidèles ou infidèles, mais aussi, et c'est précisément ce qui me réjouit, auprès du clergé, pour lui faire redécouvrir, s'il le faut, la beauté de la liturgie ancienne, ou pour soutenir des prêtres qui, spontanément, y sont revenus.
In Christo.
Frédéric Ronga