...et je confirme avoir rencontré en Belgique de rares prêtres – généralement âgés – tels que vous les décrivez. Mais ce que vous dites vaut pour le sacrement de confession, pas nécessairement pour une “messe” qui, suivant le jugement de bons théologiens, “s’éloigne de façon impressionnante” de la foi catholique telle qu’elle a été précisée au Concile de Trente. Et quant à l’absence de juridiction, je ne suis pas du tout certain qu’elle se trouve là où vous la voyez. Je demande pardon au(x) liseur(s) de revenir sur l’exemple de Nestorius, mais j’ai l’excuse de m’être un peu mieux documenté à son sujet que sur d’autres cas plus ou moins semblables au sien. Après que Nestorius ait commencé à enseigner que Marie n’est pas la Mère de Dieu, il s’est écoulé un certain temps avant que l’Église ne le condamne officiellement. Et pendant ce temps, un certain nombre de catholiques ont cessé de reconnaître son autorité, tandis que d’autres – quelquefois les mêmes – étaient excommuniés par lui. Or, que nous dit l’Église à ce sujet ? Ecoutons le pape qui a condamné Nestorius, saint Célestin Ier (cité par saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 30) :L’autorité de Notre Siège Apostolique a déterminé que l’évêque, le clerc ou le simple chrétien qui a été déposé ou excommunié par Nestorius ou ses partisans après que ce dernier eut commencé de prêcher l’hérésie, ne seront considérés ni comme déposés, ni comme excommuniés. Car celui qui a rompu avec la foi par de tels prêches n’est habilité à déposer ou excommunier personne.
V.